La science, ça se célébre

Éducation – Le hasard fait souvent bien les choses. Alors que l’école secondaire de la Cité-des-Jeunes célèbre ses 50 ans d’existence, le concours scientifique Expo-

Expo-Sciences fête ses 20 ans alors que l’école secondaire de la Cité-des-Jeunes célèbre 50 années d’existence. Des scientifiques en herbe ont présenté le fruit de leur recherche. Photo Christopher C. Jacques
Expo-Sciences fête ses 20 ans alors que l’école secondaire de la Cité-des-Jeunes célèbre 50 années d’existence. Des scientifiques en herbe ont présenté le fruit de leur recherche. Photo Christopher C. Jacques

Sciences souffle 20 bougies.

En 1996, l’enseignante de sciences physique Lorraine Clairoux avait une idée: lancer un concours scientifique dans l’enceinte de l’école.

Le départ est modeste. La première mouture se tient pendant un congé pédagogique.

20 ans plus tard, son idée a fait du chemin. Lundi soir, une centaine de jeunes scientifiques présentaient le résultat de leur recherche et de leur travail des derniers mois.
Le vingtième anniversaire du projet lancé par l’enseignante à la retraite a été l’occasion pour les organisateurs actuels de souligner son apport à la vie académique et scientifique de l’école.

Une chance de briller

L’enseignant en sciences physiques et responsable d’Expo-Sciences Richard Germain n’a que de bons mots pour l’activité.

« C’est un générateur de confiance pour les jeunes. C’est aussi une occasion pour des mordus de sciences comme moi de briller et de sortir de l’anonymat », lance le populaire pédagogue.
Il tire aussi une grande fierté de voir ce que deviennent les participants à cette grande foire scientifique. « La réussite se mesure à bien long terme, soutient Richard Germain. Les équipes de juges qui notent les présentations actuelles sont formées à 90% d’anciens participants. C’est une fierté parce que chacun d’eux, à sa façon est un success story. »

Au passage, il se dit fier d’avoir vu d’anciens participants devenir médecins, ingénieurs, chimistes, physiciens, infirmières, pharmaciens, géologues, programmeurs, biologistes, optométristes et bien plus.

En dépit de tout le positif que lui a apporté Expo-Sciences dans les dernières années, Richard Germain ne respire pas la confiance pour sa pérennité: « C’est une activité qui nécessite beaucoup de temps et d’organisation. Ça prend aussi un engagement de l’école, de la commission scolaire et du gouvernement. Ça reste un organisme bien établi. »

Travail de longue haleine

Émilie Cain-Paul et Béatrice Motok présentaient le résultat de leurs recherches sur le Condensat de Bose-Einstein avec maquette à l’appui.

De leur propre aveu, leur participation à Expo-Sciences 2016 est le fruit d’un travail qui s’est échelonné sur plusieurs mois.
« Nous avons commencé nos recherches en octobre. La préparation intense a commencé en décembre. Juste la construction de la maquette a nécessité 10 heures ensemble », souligne Émilie Cain-Paul.

Les deux, même si elles ont choisi un sujet touchant plutôt la science physique, visent des carrières en médecine. « Expo-Sciences permet de nous épanouir en sortant de notre zone de confort. D’un autre côté, dans la vie de tous les jours, je suis une fille réservée. Je ne suis pas celle qui parle le plus fort. Mais pendant les présentations, j’ai confiance en moi », explique Béatrice Motok.

Voyons si cette énergie permettra à Expo-Sciences de vivre encore 20 ans.

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