Mobilisation en éducation

Les enseignants et le personnel de soutien représentés par différents syndicats et réunis en Front commun se sont mobilisés le 5 novembre, pour réitérer leurs demandes dans la foulée des négociations de leur convention collective.

Greveprofesseurs
Les enseignants et le personnel de soutien souhaitent remercier la population de son appui.

En début de journée, les divers syndiqués de la Commission scolaire ont manifesté devant leurs écoles respectives, dès 7h30. Ils se sont ensuite réunis à Vaudreuil-Dorion, devant les bureaux de la députée provinciale Marie-Claude Nichols.

« En nous réunissant devant les bureaux de la députée, nous voulions nous assurer qu’elle ne nous oublie pas, et continuer à diffuser notre message », laisse savoir Véronique Lefebvre, présidente du Syndicat de l’enseignement de la région de Vaudreuil (SERV).

Manque d’ouverture

Les enseignants et le personnel de soutien souhaite dénoncer l’offre patronale déposée la semaine dernière.

« Avec ces offres, le gouvernement continue d’appauvrir les enseignantes, enseignants et les professionnelles en soins. Ces offres ne nous rapprochent aucunement, et nous sommes toujours à des années-lumière de nous entendre. Le Conseil du trésor n’a donné aucune suite aux demandes qu’on lui a faites. L’impression est claire : le gouvernement veut imposer les conditions salariales et il l’a toujours voulu », a exprimé le président de la Fédération autonome de l’enseignement, Sylvain Mallette.

« Un gel salarial de deux ans représente d’importantes sommes qui ne seront pas injectées dans la région. Les reculs exigés par rapport au régime de retraite sont tout aussi préoccupants et risquent d’accélérer les départs massifs à la retraite. C’est toute la région qui risque de souffrir de l’inflexibilité du gouvernement et nous invitons la population à appuyer le Front commun dans cette lutte pour nos services publics », ajoute Colette Vincent, présidente du Syndicat du personnel de soutien.

«Le gouvernement a fait un petit pas la semaine dernière, mais c’est encore nettement insuffisant pour redonner un souffle dans nos écoles et répondre adéquatement aux besoins des élèves », ajoute Véronique Lefebvre.

Appui général

Lors de leurs démonstrations, les syndiqués ont une fois de plus ressenti l’appui de leurs concitoyens.
« On sent la population derrière nous. Les citoyens ressentent les effets de l’austérité dans divers domaines, et savent que l’on se bat pour les enfants », indique Véronique Lefebvre. Et d’ajouter : « Oui, la grève dérange les parents, qui doivent prendre d’autres dispositions pour leurs enfants. Mais il s’agit d’un droit légitime, et d’un ultime recours pour nous ».

DSC_1387 DSC_1389

 

À propos de l'auteur

Stéphanie Lacroix

Directrice de l'information

Vous aimerez également

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *