Les réflexions de madame Elisabeth

Elisabeth Beaulne et ses élèves de cinquième année, concentration hockey, de l’école Sainte-Madeleine de Vaudreuil-Dorion.  ©  Stéphanie Lacroix
Elisabeth Beaulne et ses élèves de cinquième année, concentration hockey, de l’école Sainte-Madeleine de Vaudreuil-Dorion.
© Stéphanie Lacroix

Semaine des enseignants

Un petit carton jaune tout simple plié en deux. Une calligraphie maladroite, au crayon de plomb. « Chère madame Elisabeth, grâce à vous, j’aime de plus en plus aller à l’école. Merci d’être ma professeure. »

Cette note, Elisabeth Beaulne la conserve précieusement dans une boîte bien spéciale. Une boîte où elle garde les souvenirs inestimables et particuliers de sa jeune carrière d’enseignante. « Quand les choses vont moins bien, je viens faire le tour de cette boîte et ça me remonte le moral! » explique-t-elle.

Ces notes d’élèves, de parents ou de collègues lui rappellent sa passion pour l’enseignement, et confirment qu’elle a choisi cette profession pour les bonnes raisons.

Une véritable vocation

Puisqu’elle se sentait parfaitement à l’aise auprès des enfants, Elisabeth a choisi de s’inscrire au baccalauréat en enseignement primaire à l’UQAM après ses études collégiales.

À sa sortie de l’université, elle décroche un contrat à L’Île-Perrot. Une de ses collègues, Julie Pineault, agira auprès d’elle à titre de mentor pour l’adaptation à la réalité du terrain. « Ce que l’on voit à l’université et ce que l’on vit en classe, ce n’est pas la même chose! Julie a vraiment contribué à forger ma passion pour mon travail », explique la jeune enseignante.

Malheureusement, ce ne sont pas tous les diplômés qui s’adaptent à la réalité de l’enseignement. Selon les statistiques, plus de 20 % des diplômés en enseignement abandonnent la profession dans les cinq premières années sur le marché du travail. « Je crois que certains jeunes professeurs réalisent qu’ils n’étaient pas là pour les bonnes raisons, qu’ils avaient mal estimé l’ampleur de la tâche! Être professeur, c’est enseigner et corriger, oui, mais c’est aussi les périodes de surveillance, les réunions d’équipe-école, de niveau et de comités spéciaux, les rapports mensuels, la planification, l’achat de matériel et les séances de récupération. C’est aussi l’encadrement émotionnel des enfants. Notre impact auprès d’eux est très large », fait remarquer Elisabeth.

L’importance de dire merci

Les enseignants manquent-ils de reconnaissance? « Parfois. Je crois que certaines personnes critiquent rapidement les enseignants. Mais ce n’est pas la majorité. D’autres prennent le temps de nous remercier, et ça fait plaisir à entendre », confie la jeune enseignante.

Pour revaloriser le métier d’enseignant, Elisabeth croit que c’est la vision de l’éducation elle-même qui doit changer. « Pour l’avenir, nous devons nous assurer de faire de l’éducation une priorité. Il faut travailler de concert pour améliorer la collaboration entre l’école, l’enfant, la famille et son milieu », dit-elle.

La Semaine des enseignants, qui promeut l’expression de la reconnaissance envers ces hommes et ces femmes, est un premier pas dans cette direction. « Oui, ça fait du bien d’avoir une semaine qui nous est consacrée. Il faut le dire, les tapes dans le dos font du bien. Mais il ne faut pas oublier que les professeurs travaillent également avec toute l’équipe de l’école. Sans elle, on n’y arriverait pas », conclut Elisabeth.

À vous de profiter de la Semaine des enseignants pour dire un merci aux enseignants autour de vous.

À propos de l'auteur

Stéphanie Lacroix

Journaliste

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