Une mère lance un appel aux jeunes

Andrée Dussault veut sensibiliser les jeunes à la prise de substances comme l’ecstasy. Photo Stéphane Fortier

Le 6 janvier 2017, un jeune homme de 21 ans, de Notre-Dame-de-l’Île-Perrot, Jean-Michel Leduc, est décédé d’une surdose de MDMA, un triste anniversaire pour sa maman Andrée Dussault.

D’entrée de jeu, il convient de rappeler que le MDMA, appelé plus communément ecstasy, est une drogue de synthèse. Dans ce cas-ci, elle est composée de molécules chimiques produites dans des laboratoires clandestins. La MDMA est une substance dérivée des amphétamines.

Andrée Dussault se souvient encore,et raconte avec des trémolos dans la voix, les événements qui se sont produits il y a un an. « Il nous a quittés de façon aussi subite qu’inattendue. Pourquoi est-ce arrivé à Jean-Michel spécifiquement ? Nul ne le sait. Il est peut-être tombé sur un mauvais comprimé », se demande Andrée Dussault.

Une vie perdue

Jean-Michel Leduc était un jeune homme aimé et apprécié de ses pairs.  « À ses funérailles à l’église Saint-Michel à Vaudreuil-Dorion, l’église était pleine à craquer, avec deux rangées de gens debout à l’arrière. Plein de jeunes de son âge et plein d’étudiants de la Cité-des-Jeunes. Il y avait une attente de 50 minutes pour que les gens puissent nous offrir leurs condoléances », dit-elle. André Dussault rapporte qu’un des deux autres jeunes a cessé de consommer.  « Il faut sensibiliser les jeunes au danger de ces drogues (MDMA, Ecstasy, et bien d’autres). Qu’ils se rappellent ce qui est arrivé à leur ami. Jean-Michel, qui avait beaucoup d’avenir, ne pensait pas mourir cette journée-là. Les jeunes doivent réaliser qu’ils ne sont pas invulnérables. Ils doivent se direque ces produits sont de la cochonnerie. Il est facile de s’en procurer, semble-t-il, et il ne coûte pas cher. Je souhaite qu’ils s’éloignent de ces substances », lance Andrée Dussault qui a vécu une année d’enfer depuis la mort de Jean-Michel. Pour elle, ce qui est inquiétant, c’est que cette drogue est très répandue.

Comme beaucoup de parents dans ce genre de cas, Andrée Dussault a ressenti, à tort, un sentiment de culpabilité. Elle aurait dû, selon elle, parler plus avec lui de ces substances. « Il avait déjà consommé avant. Il s’était même inscrit à Narcotiques Anonymes », rappelle-t-elle.

Peut-on être surpris par le fait qu’Andrée Dussault soit contre la légalisation du cannabis ?

En passant, les jeunes qui vivent ce problème peuvent communiquer avec Narcotique anonyme au 1 855-544-6362 ou Tel-Jeune au 514 288-1444.

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