Une fuite et…c’est la catastrophe !

La députée de Salaberry/Suroît à la Chambre des Communes, Anne Minh Thu Quach a rassemblé divers intervenants près de l’oléoduc 9B sur le 7e rang à Sainte-Justine de Newton. Photo Stéphane Fortier

La députée de Salaberry/Suroît à la Chambre des Communes, Anne Minh Thu Quach rassemblait divers intervenants près de l’oléoduc 9B sur le 7e rang à Sainte-Justine de Newton afin de lancer un cri d’alarme.

Ces intervenants, provenant de groupes tels Citoyens au courant, Équiterre, la Coalition vigilance oléoduc et du Conseil des Canadiens, de même que le maire de la municipalité, Denis Ranger, savent bien qu’une seule fuite de cet oléoduc s’avérerait une véritable catastrophe pour l’environnement et  la population en général. « Tous ici ont à cœur la protection de l’environnement, a d’abord mentionné la députée du NPD. Tous les jours, on  entend qu’il faut se soucier des changements climatiques et que l’on diminue notre empreinte écologique. Ici, c’est un site symbolique », fait remarquer Anne Quach.

« Cela fait plusieurs années que nous talonnons le gouvernement afin qu’ils puissent intervenir auprès d’Enbridge et exiger plus de mesures d’urgence pour protéger les plans d’eau. Le gouvernement n’a pas tenu non plus sa promesse de réformer en profondeur l’Office national, de l’énergie, l’organisme gouvernemental responsable de la régulation des projets pétroliers », rappelle, la députée qui est pourtant revenue à la charge en 2017.

Catastrophique

Anne Minh Thu Quach a mis ensuite les points sur les i et les barres sur les t. « Le pipeline 9b d’Enbridge a une capacité totale de 300 000 barils par jour. Les senseurs dans le pipeline ne sont pas capables de détecter des diminutions de pression à inférieur à 1,5% du débit normal », révèle-t-elle.

La députée  a expliqué que la valve de l’oléoduc de Sainte-Justine de Newton est manuelle. Là où le bât blesse, c’est que, en cas d’alerte, en cas de fuite,  il en faudrait au moins une heure et demie avant que quelqu’un de la compagnie puisse venir la fermer et cela, c’est sans compter qu’avant tout,  cela passerait d’abord par Calgary. « Le problème, c’est que le 7e rang est fermé à cause d’un affaissement de la route et qu’il est impossible de se rendre à la valve. Combien de quantité de pétrole se déverserait pendant tout ce temps. Rien qu’en une heure et demie, près de 3 millions de litres seraient déversés.  Et la rivière Delisle (qui se déverse dans le Saint-Laurent) et la rivière des Outaouais sont deux plans d’eau qui sont responsables de l’apport en eau de 3 millions de personnes dans la grande région métropolitaine. En 12 heures, l’eau serait contaminée pour les gens de Montréal. Ce serait une catastrophe », lance Anne Quach.

« Si cela coulait, cela se déverserait dans le Saint-Laurent et ça peut couler très longtemps et contaminer de façon dramatique les nappes phréatiques et les puits artésiens », s’empresse d’ajouter Patricia Domingos, conseillère municipale à Sainte-Justine de Newton qui en connaît un rayon en matière d’environnement.

Il en prendrait moins de temps pour fermer une valve automatique soit sept minutes, mais même là, les conséquences seraient dramatiques. Entre Rigaud et Raisin River, il n’y a une valve automatique, on parle ici d’une distance de 40 kilomètres.

Anne Quach souhaite que l’on délaisse le pétrole au profit des énergies renouvelables issues des éléments naturels tels  le soleil, le vent, les chutes d’eau, les marées, la chaleur de la Terre, la croissance des végétaux et bien d’autres.

Il reste à souhaiter qu’aucune fuite ne vienne ternir la vie des gens de Soulanges et des trois millions de personnes qui dépendent de l’eau potable qui vient de la région.

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