Un photographe lazarois expose à Las Vegas

Un photographe de Saint-Lazare, Patrick Di Fruscia, voit, depuis deux semaines, plusieurs de ses œuvres exposées à la Carnevale Gallery, du Caesars Palace à Las Vegas.

Cette galerie est spécialisée dans la photographie d’art en tirage limité et est située à l’intérieur de la section The Appian Way de cet hôtel dont tous les humains de la planète ont entendu parler. Elle lui consacre une exposition comme résident pour une  année, valorisant les premières œuvres  photographiques  de nature et de paysages de l’artiste. Patrick Di Fruscia limite toutefois le tirage de ses œuvres à 20 exemplaires.  « C’est un honneur que mon travail ait retenu l’attention d’une prestigieuse Galerie d’art. La Carnevale Gallery étant située au Caesars Palace à Las Vegas, des gens de partout dans le monde auront l’occasion de voir mes œuvres. Ce partenariat est une étape très importante pour ma carrière », dit-il d’entrée de jeu.

Reconnu à travers le monde

Exposer ses œuvres dans un endroit aussi connu est une chose, mais il faut aussi savoir que, si Patrick Di Fruscia est peu connu au Québec, il est reconnu à travers le monde. Ses œuvres ont été publiées dans des revues telles National Geographic, et le calendrier de ce magazine, Time magazine, Reader’s Digest, et autres publications comme le Wall Street Journal de même que plusieurs autres magazines spécialisés en photographie, comme Outdoor Photography.

Ses œuvres ont aussi été exposées au Smithsonian National Museum of Natural History, et utilisées par de nombreuses multinationales telles que General Electric, Kodak et Canon pour de la publicité. Il a fait aussi des couvertures pour le Guide Ulysse.  « Je suis peut-être moins connu ici, mais fier de demeurer à Saint-Lazare, lance Patrick tout de go.  Je me spécialise dans le paysage nature. Mon but est d’attirer le regard des gens le plus possible à l’intérieur de la scène, leur donner l’impression d’être là », exprime l’artiste.  Les images de Patrick  immortalisent des instants fugaces de la nature réelle. « Je recherche constamment ces rares moments magiques où une lumière parfaite enveloppe la nature et la révèle dans toute sa splendeur, explique le photographe au sujet de sa démarche. La longue quête à laquelle je me consacre, et qui vise à immortaliser la beauté époustouflante de la nature ne fait que commencer. » Plus important encore, le photographe lazarois veut le partager avec le public, leur donner le goût de voyager, aller voir les splendeurs du monde.

Technique

Avec sa technique incluant l’utilisation de filtres, notamment, pour augmenter le temps d’exposition et de puncher les couleurs, il peut transformer un paysage pour en faire une vision surréaliste, mais les paysages demeurent fidèles à ce qu’ils sont. La photo devient une véritable œuvre d’art, une peinture  « Il y a évidemment une touche artistique, mais il faut néanmoins être au bon endroit au bon moment. Je n’ajoute pas d’éléments dans mon paysage photographié, comme une chute ou une montagne. Je ne triche pas. Tout est dans l’œil de l’artiste », explique Patrick Di Fruscia.

Des produits naturels à la renommée mondiale

En 2000, Patrick Di Fruscia achète un premier appareil photo. « J’ai commencé en prenant des photos de produits de surplus alimentaires et, par la suite, des athlètes. Mais cela ne me touchait pas vraiment. Un jour, je me suis rendu en Gaspésie et suis monté sur le mont Ernest-Laforce et je me suis dit, en voyant le paysage et la nature, que c’était cela que je voulais prendre en photo », relate l’artiste. Mais comment parvient-on à être publié par des magazines prestigieux? « J’ai passé beaucoup de temps à faire ma promotion et c’est finalement comme ça que je me suis fait remarquer, par exemple par le National Geographic, de répondre simplement le photographe. Il faut être capable de se publiciser, faire véhiculer l’information, faire savoir que l’on publie dans des magazines. Il faut aussi profiter des réseaux sociaux et aussi prendre le temps de répondre à ceux qui se donnent la peine de t’écrire », indique Patrick. Ce dernier insiste sur le fait qu’il ne faut pas se contenter d’être un photographe qui capte des images. « Il est nécessaire d’être capable de faire son branding», insiste-t-il.

Actuellement, pas moins de deux millions de personnes le suivent sur le web et les réseaux sociaux.

Le futur

L’un des objectifs de Patrick Di Fruscia est d’ouvrir sa propre galerie à Montréal. « Outre le désir de continuer à voyager à travers le monde et partager ma passion avec les gens, leur faire découvrir toutes les beautés de la nature,  je veux ouvrir ma propre galerie, mais en y mettant une touche différente. Je me dois aussi d’être situé dans un endroit stratégique, ça c’est certain », vise l’artiste de renommée internationale.

Les œuvres de Di Fruscia peuvent être acquises par l’entremise de la Carnevale Gallery et admirées sur son propre site Web, sur Instagram et Facebook.

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