Six questions à Daniel Bélanger

Daniel Bélanger sera de passage à la salle Albert-Dumouchel, le 3 novembre, avec son nouveau spectacle découlant de son album Paloma. Ce 10e opus, sorti il y a un an, a reçu un accueil des plus  chaleureux et les critiques ont été dithyrambiques.

Daniel Bélanger a d’ailleurs obtenu 11 nominations à l’ADISQ dont celles d’Album de l’année – Pop, d’Auteur ou compositeur de l’année, de Chanson de l’année pour Il y a tant à faire, d’Interprète masculin de l’année et de Spectacle de l’année – Auteur-compositeur-interprète.

Questionné sur le sujet, l’artiste avoue que « ça prend une tournure spéciale, parce que ça commence à faire longtemps que je suis dans le décor. D’être encore reconnu pour ce que je fais, 25 ans plus tard, c’est important. C’est très important de toucher ceux qui ont été touchés et les membres de l’Académie qui ont voté pour moi dans ces catégories. C’est important d’être reconnu par ses pairs. Ce n’est pas grave quand on ne l’est pas, mais l’être c’est faire partie d’un monde et être reconnu comme un acteur important dans ce qu’on fait. Ça c’est fantastique! »

Daniel Bélanger a accepté de se prêter au jeu et de répondre à des questions inspirées des titres de chansons de son album Paloma.

Ère de glace

Qu’est-ce qui ne vous laisse pas de glace?

Tout me faire réagir positivement et négativement. Mais ce qui me fait réagir le plus, je crois, pour rester dans ce que je connais le mieux, ce sont des sujets de chansons que je n’ai pas abordés. C’est mon travail personnel de découvrir ce que j’ai à dire sur quelque chose. La première phrase de ma chanson, quand je la trouve, je réagis et ça me donne le goût de travailler sur la chanson. Cette première phrase est la clé pour ouvrir la porte de la chanson.

Un

Une minute avant un spectacle dans quel état d’esprit êtes-vous?

Je suis euphorique et un peu idiot aussi parce que l’adrénaline me soûle. Je suis complètement excité et ouvert à tout ce qui peut arriver. Une espèce d’hyperlucidité. C’est un état qui est très agréable et duquel j’ai de la misère à me défaire quand la tournée se termine. Pendant quelques semaines, quand la tournée se termine, vers 19 h 30 ou 20 h, j’ai un élan d’adrénaline, mais je suis chez moi. Ç’a un effet déprimant quand je ne peux pas répondre à cette adrénaline. C’est assez curieux.

Il y a tant à faire

D’ici Noël qu’avez-vous tant à faire?

Il va y avoir la tournée, qui va me demander beaucoup de temps. Malgré que je sois au cœur de la tournée, je vais préparer et réfléchir à ce qui pourrait se dire après, c’est-à-dire à l’automne 2018 ou l’hiver 2019.

Tout viendra s’effacer

Y a-t-il quelque chose que vous aimeriez effacer dans votre carrière?

Franchement non. Tout est utile à tout. Tout est utile au futur et pour ce qu’on deviendra. J’essaye chaque jour de ne pas me faire de mauvais souvenirs.

Perdre

Qu’avez-vous le plus peur de perdre?

Les gens autour de moi que j’aime. Sinon, perdre la confiance de quelqu’un qu’on aime. Sinon, plein de choses. Des peurs raisonnables par exemple.

Le fil

Reconnu pour vos blagues, improvisations et parenthèses dans vos spectacles, perdez-vous le fil des fois?

Tout à fait! Quand je me lance dans les improvisations, j’accepte de me perdre et que je perde le fil. Le cas échéant, je remercie les gens de leur patience (rire).

 

Daniel Bélanger sera en spectacle le 3 novembre à la salle Albert-Dumouchel ainsi que le 1er décembre à la salle Pauline-Julien.

 

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