Saint-Clet : Collin Lalonde drible avec le succès

Collin Lalonde a réussi à briller dans son sport grâce à son talent, mais aussi, grâce à sa grande persévérance. Photo Stéphane Fortier

Récemment, Collin Lalonde, un jeune athlète de Saint-Clet se méritait une bourse de 2000 $ dans le cadre de la 9e édition du Programme de bourses La Capitale Assurance et services financiers, une remise organisée en collaboration avec la Fondation de l’athlète d’excellence (FAEQ).

Collin Lalonde pratique le basket-ball en fauteuil roulant depuis 8 ans (il est âgé aujourd’hui de 18 ans) et il brille dans ce sport depuis. Il a commencé en même temps, d’ailleurs, que sa sœur Rosalie qui a participé aux derniers paralympiques de Rio au Brésil, elle qui souffre de la même maladie que Collin.

Parlons-en, justement. Le jeune homme doit composer avec une maladie dégénérative qui, au fil du temps, a diminué fortement ses capacités à se déplacer sur ses deux jambes. On parle ici d’une maladie de la hanche entraînant une dégradation de ses deux fémurs.  « Je peux me tenir debout, me déplacer dans la maison, sur de courtes distances, mais autrement, j’ai besoin d’un fauteuil roulant. D’ailleurs à l’école, j’étais toujours en fauteuil roulant », explique Collin.

Les athlètes handicapés moteurs sont classés en catégories selon leurs fonctionnalités. Ils reçoivent entre 1 et 4,5 points. Le joueur avec le plus de points est celui qui a le plus de facilité à se mouvoir.  Collin est classé 3,5, autrement dit il jouit d’une parfaite mobilité dans le plan sagittal, peut se pencher en avant et se relever sans s’aider de ses bras. Les athlètes paraplégiques, par exemple, sont classés 1.

Mais de quoi parle-t-on lorsqu’il est question de basket-ball en fauteuil roulant? Le basket-ball en fauteuil roulant suit les règles de la Fédération internationale de basket-ball amateur, adaptées par la Fédération internationale de Basket-ball en Fauteuil roulant (IWBF – International Wheelchair Basketball Federation). Un match est divisé en quatre périodes (quart-temps) de dix minutes chacune. Chaque équipe est composée de cinq membres. Le but de chaque équipe est, comme au basket valide, de marquer le plus grand nombre de points. Le joueur doit dribler à toutes les deux poussées données au fauteuil roulant pour respecter la règle du marcher.

À la fois modeste et ambitieux

Actuellement, Collin Lalonde fait partie de l’équipe du Québec et s’entraîne également avec l’équipe du Canada en vue des championnats du monde dans quatre ans chez les 23 ans et moins.  L’équipe du Québec, elle, participera aux Jeux du Canada en 2019. Mais Collin demeure réaliste (et surtout modeste) et il prévient qu’il devra mériter sa place dans ces équipes. Il ambitionne tout de même d’atteindre les jeux paralympiques un jour.

Pourquoi avoir choisi ce sport plutôt qu’un autre? « J’ai aimé la vitesse déployée par les joueurs. On ne le penserait pas au premier regard, mais c’est très rapide comme sport. J’aime aussi le travail et l’esprit d’équipe, explique celui qui jouait au soccer avant que ne se déclenche sa maladie. « Mais depuis que je suis tout jeune, j’adore le basket-ball. Selon lui, pour pratiquer le basket-ball en fauteuil roulant, il faut posséder la persévérance, la coordination et surtout, l’esprit d’équipe, des qualités qui ne lui font certes pas défaut.

Venant de terminer ses études secondaires à l’école secondaire Soulanges, il se dirige maintenant vers des études dans le domaine de l’infographie. La bourse qu’il a obtenue récemment lui a permis de se procurer un nouveau fauteuil roulant.

À propos de l'auteur

Vous aimerez également

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité
En savoir plus
PUBLICITÉ