Regarder des feux d’artifice avec sérieux

Patrick Hébert, membre du jury de l’International des Feux Loto-Québec. Photo Stéphane Fortier

Un Campivallensien, originaire de Notre-Dame-de-L’Île-Perrot, Patrick Hébert, fait partie du jury qui déterminera les gagnants de l’International des Feux Loto-Québec qui se terminera le 8 août.

Il s’agit d’une première pour ce jeune homme de 23 ans qui a été choisi parmi 300 candidats, lesquels avaient rempli un formulaire d’inscription en ligne pour faire partie de ce jury composé de 19 personnes. « Lorsque je me suis inscrit, je n’avais aucune attente. Je m’inscrivais pour le plaisir, mentionne Patrick, d’entrée de jeu. Ils demandaient, par exemple, pourquoi on serait un bon juge. Ils cherchaient une diversité, pas nécessairement des experts en arts pyrotechniques puisque cela importait peu, mais ils voulaient surtout savoir si nous avions un sens critique. Sur les 300 inscriptions en ligne, ils ont retenu une soixantaine de candidats qui ont été convoqués en entrevue au cours d’une fin de semaine. De ce nombre, ils en ont choisi 19 pour former le jury, explique le juré.

Il faut rappeler ici que, depuis 1992, ce sont des gens du public qui sont choisis pour former le jury et pas des experts ou des personnalités connues. Il faut aussi savoir que, si les personnes choisies ne peuvent siéger sur le jury deux années de suite, ils ont le droit d’en faire partie une deuxième fois. « Je tenterai de faire un retour lorsque j’aurai 35 ou 40 ans », nous dit Patrick en souriant.

Peu de temps après la sélection, les membres du jury ont eu droit à une formation et une visite des installations à La Ronde.

Critères

Les jurés doivent tenir compte de cinq grands critères, soit les couleurs, la luminosité des pièces pyrotechniques et leur complexité. Ensuite, ils doivent juger la synchronisation avec la musique et le respect du thème. La bande sonore est également mise sur le gril de même la conception technique en tant que tel et la conception pyromusicale.

Il y aura six présentations au total. L’Autriche a déjà présenté son spectacle, le 11 juillet. « Nous avions déjà eu la chance de tester notre grille d’évaluation avec le spectacle d’ouverture le 7 juillet. Le premier pays concurrent, l’Autriche, a lancé le concours. Je m’attendais à ce que cela soit stressant, mais tout s’est bien déroulé. Nous sommes invités à prendre le plus de notes possible, On y va avec notre cœur et notre interprétation pour juger les feux et on le fait de façon individuelle, chacun de notre côté, il n’y a pas de consultation, de consensus », indique Patrick Hébert qui avance que cela promet une très bonne compétition cette année avec des pays comme la Chine, les États-Unis et l’Italie.

Trois prix sont décernés au final, soit le Jupiter d’or, d’argent et de bronze. Les feux de déroulent les mercredis et samedis.

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