Quatre services incendie à l’oeuvre lors d’une mise à feu à Saint-Télesphore

Le 31 mars, les pompiers de Saint-Télesphore, de Coteau-du-Lac, de Rivière-Beaudette et de la caserne North Landcaster de South Glengarry en Ontario ont participé à une mise à feu dans le but de mieux comprendre certains phénomènes thermiques et de développer de nouveaux outils d’intervention.

Photo Alain Gaudreau

Pour la mise à feu du 31 mars, plus d’un mois de travail a été nécessaire en amont. En effet, dans le but de répondre à toutes les normes environnementales établies pour ce genre d’activité de formation, le directeur du service incendie de Saint-Télesphore Marc-André Dubé a dû effectuer un travail d’envergure. « Il faut, par exemple, retirer tous les matériaux qui représentent un danger pour l’environnement lorsque brûlés. Nous nous sommes assurés de répondre à tous les standards en ce sens », explique-t-il.

La petite maison ancienne qui a fait les frais de cette mise à feu est la propriété d’un membre de l’équipe du service incendie de Saint-Télesphore. Puisque la désuétude de la demeure rendait sa rénovation trop coûteuse, le propriétaire devait la démolir. Il a donc eu l’idée de faire d’une pierre, deux coups, et d’en faire profiter le service incendie. La nouvelle maison qui sera construite sur ce terrain conservera une partie du cachet de l’ancienne.

Journée concluante

Photo Alain Gaudreau

Au total, près de 35 pompiers ont participé à cette journée de formation, où 5 scénarios ont été mis en application : feux de chambres au rez-de-chaussée et à l’étage, feu de salle de bain et feu de cuisine.

« À travers nos scénarios et avec la mise à feu générale, nous avions différents objectifs. Nous voulions visualiser certains phénomènes thermiques et observer le comportement des flammes. Nous voulions également pratiquer une nouvelle technique d’attaque qui implique un contrôle plus étroit de la ventilation », expose Marc-André Dubé.

Ces phénomènes thermiques, comme les soudaines explosions de fumée, sont dangereux pour la sécurité des sapeurs; de là l’importance de connaître les signes précurseurs. Pour aborder ce sujet en particulier, deux instructeurs venus de l’École nationale des pompiers du Québec et de l’Institut de protection contre les incendies du Québec étaient sur place.

« Au final, la journée a été vraiment concluante. Nous sommes ravis des résultats de la nouvelle technique d’attaque. Ce sera définitivement un plus pour la sécurité des pompiers et des citoyens. L’activité a demandé beaucoup de planification et d’organisation, mais ça en valait la peine quand on voit l’appréciation de tous les participants », souligne le directeur du service incendie de Saint-Télesphore.

PHOTOS ALAIN GAUDREAU

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À propos de l'auteur

Stéphanie Lacroix

Journaliste

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