Les commissions scolaires sont-elles indispensables ?

Le président de la Fédération des commissions scolaires du Québec, Alain Fortier, était de passage dans Vaudreuil-Soulanges, le 28 mars, afin de remettre des prix à des personnes travaillant dans le milieu de l’éducation.

Auparavant, lors d’un entretien avec le représentant de Viva-Média, il en a profité, lui et la présidente de la Commission scolaire des Trois-Lacs, Francine St-Denis,  pour aborder différents sujets touchant les commissions scolaires et les écoles.

Depuis quelques semaines, et avec les événements violents survenus dans des écoles américaines, il a été question de la sécurité. « Toujours en gardant un esprit d’ouverture, il faut s’assurer que nos écoles demeurent sécuritaires », fait remarquer Alain Fortier, d’entrée de jeu. « Il y a passablement de sécurité dans nos écoles. Avec la collaboration étroite de la Sûreté du Québec, nous procédons à des exercices de confinement, comme nous le faisons pour les risques d’incendie avec les exercices d’évacuation. Nous sommes régulièrement en contact avec les services de sécurité publique », d’ajouter Francine St-Denis.

Les commissions scolaires indispensables?

Lorsqu’il a été question d’une éventuelle disparition des commissions scolaires, ou, à tout le moins, d’une profonde réorganisation des celles-ci advenant l’arrivée d’un gouvernement caquiste, Alain Fortier a insisté sur certains points qui, pour lui, sont primordiaux. « Le grand enjeu, c’est le respect de l’autonomie du gouvernement local afin d’apprécier la juste part de ce qui revient à chacun. Le conseil des commissaires, c’est une forme de démocratie dédiée à l’éducation. La commission scolaire est un véhicule d’implication », dit-il à ce sujet.

Ce que souhaitent les commissions scolaire à l’avenir? « Que les enveloppes budgétaires dédiées arrêtent d’être dédiées, justement », lance Francine St-Denis. « Notre seule véritable priorité, c’est la réussite des élèves », ajoute Alain Fortier qui est aussi président de la Commission scolaire des Découvreurs dans la région de Québec.

Et le manque de ressources, décrié par plusieurs enseignants? « Nous vivons un problème de pénurie de main-d’œuvre dans toutes les spécialisations de l’éducation. Encore faut-il être capable de les trouver  ces ressources, qu’elles soient disponibles, les ergothérapeutes et autres orthopédagogues. Mais il faut écouter chacun des milieux et essayer de répondre aux besoins qui sont exprimés partout », de répondre Alain Fortier. « Ici, la francisation est un grand besoin, par exemple », ajoute Francine St-Denis.

Quant à la relève enseignante, tant Alain Fortier que Francine St-Denis croient qu’il faille plus que jamais valoriser la profession.  Établir un ordre professionnel fait-il partie de la solution? Chose certaine, le ministre qui a accordé 15 M $ pour les stagiaires qui en sont à leur 4e année de bac, afin de les rémunérer à raison de 300$ par semaine est un pas dans la bonne direction.

Soirée reconnaissance

Le Regroupement des commissions scolaires de la Montérégie (RCSM) a remis des Médailles de l’Ordre du mérite de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) lors d’une soirée qui s’est tenue le mercredi 28 mars à Hudson.

Alain Fortier, était présent pour remettre les médailles aux récipiendaires qui étaient honorés pour leur contribution à l’avancement de l’éducation publique. Ainsi Nadine Francoeur, de la Commission scolaire des Trois-Lacs, a reçu une médaille d’argent pour souligner son implication dans l’éducation depuis plus de 25 ans.

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