Les cols bleus de Vaudreuil-Dorion manifestent leur mécontentement

Lundi, le 11 juin, les salariés cols bleus de Vaudreuil-Dorion, représentés par le Syndicat manuel des travailleurs et travailleuses de Vaudreuil-Dorion (CSN), ont tenu trois heures de grève de 11 h à 14 h.

Il faut savoir que fin avril, début mai, les travailleurs avaient voté pour 24 heures de grève pouvant être tenue par bloc. Il s’agissait là d’un premier bloc de trois heures. L’employeur et le syndicat ont convenu d’une entente de services essentiels à maintenir durant cette grève. Le Tribunal du travail a évalué les services essentiels prévus et les a déclarés suffisants pour que la santé et la sécurité de la population ne soient pas mises en danger.

Pour la durée de la grève, donc, des services essentiels étaient prévus, notamment en cas de bris du réseau d’aqueduc, d’égout ou advenant un bris de la chaussée.

L’entente prévoyait également que le syndicat fournissait au besoin des salariés qualifiés afin d’assurer le bon fonctionnement des véhicules du service des incendies ou autres véhicules requis pour le maintien des services essentiels. Par ailleurs, l’opérateur-usine pour l’eau potable était en poste pendant la durée de la grève et n’était donc pas présent à la manifestation qui se déroulait devant les bureaux de l’hôtel de ville sur la rue Dutrisac.

Négociations ardues

Mais quel est donc le litige qui oppose les deux partis?

« Les négociations ne progressent pas comme on le voudrait, mentionne d’entrée de jeu, Yves Larrivée, conseiller syndical à la syndicalisation à la CSN.  La convention collective est échue depuis décembre 2017. L’employeur tient à compartimenter la question de l’embauche et le temps supplémentaire et nous ne sommes pas d’accord. En embauche, habituellement, peu importe le secteur,  un employé peut postuler et la priorité va aux plus anciens. Là, la ville veut créer l’ancienneté par département. Même chose pour le temps supplémentaire. L’ancienneté en général ne tient plus si la personne n’est pas dans le département où se fait le temps supplémentaire, par exemple la voirie », décrit Yves Larrivée.

Et comme l’employeur semble rester sur ses positions, cela rend les négociations plus ardues, selon lui.

Autres moyens de pression

En plus des blocs de grève, les cols bleus n’utilisent pas les uniformes fournis par l’employeur et arborent plutôt des casquettes aux couleurs du syndicat et des pantalons de camouflage.

Y aura-t-il un autre bloc de grève ? « Il faut d’abord faire une demande au Tribunal du travail, autrement dit, entreprendre la même démarche que pour le bloc de grève du 11 juin », explique Yves Larrivée.

Le 19 juin prochain, une autre ronde de négociation doit se dérouler entre les deux partis.

Par ailleurs, lors des trois heures de grève, Yves Larrivée a déploré l’attitude du maire de Vaudreuil-Dorion, lequel est venu rencontrer les employés avec une façon d’agir qu’il a interprété comme étant plutôt provocante. « Il me semble qu’il aurait dû adopter une attitude plus diplomate », croit le conseiller syndical.

Pas moins de 80 travailleurs s’étaient réunis lors de ces trois heures de grèves devant les bureaux de l’hôtel de ville, exception faite de ceux qui gardaient le fort à l’usine de traitement de l’eau potable.

À propos de l'auteur

Stéphanie Lacroix

Directrice de l'information

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