Les Cèdres : Une citoyenne s’oppose au remplacement du bac à sable par du paillis

Une citoyenne de Les Cèdres se désole de voir le bac à sable du parc Émile être remplacé par des copeaux de bois. Une décision que la Ville explique par un souci de contrôle du risque.

Le 16 juin, les citoyens de Les Cèdres étaient invités à une rencontre citoyenne visant à prendre le pouls de la population dans la foulée du réaménagement du parc Émile. Propriétaire d’un service de garde en milieu familial dans le secteur, Line Cloutier s’y est présentée avec intérêt.

Elle s’est toutefois butée à une décision de la Ville qu’elle déplore : celle de remplacer le bac à sable par des copeaux de bois.

« Malheureusement, on m’a fait comprendre que cet aspect de la question n’était pas ouvert aux discussions. Le sujet a été écarté rapidement », se désole la citoyenne qui opère son service de garde depuis maintenant 17 ans.

« Il est important pour nous d’entendre les citoyens. Et c’est parfait de participer et d’exprimer ses besoins. Il faut toutefois comprendre que nous devons opter pour l’avenue qui est la plus sécuritaire pour les citoyens », explique de son côté le directeur général Jimmy Poulin.

Sécurité versus plaisir

L’enjeu n’est pas nouveau. De nombreuses villes ont pris la décision, dans les dernières années, de remplacer les zones de sable par du paillis dans les parcs, pour une question de sécurité et d’hygiène.

Line Cloutier s’en désole. « Nous avons tous joué dans le sable quand nous étions jeunes. Mes enfants, aujourd’hui âgés de 21 et 23 ans, l’ont fait aussi. C’est une activité que les enfants adorent, et tout particulièrement en bas âge », note-t-elle.

« Le fait de jouer dans le sable possède des impacts positifs au niveau sensoriel, moteur et social. C’est une des premières activités que font les bébés de 8 à 18 mois lors de sorties au parc. Il y a beaucoup de familles avec des enfants en bas âge dans le secteur », exprime-t-elle.

Toutefois, pour la Ville de Les Cèdres, la sécurité est le premier enjeu à considérer dans ce dossier. « D’abord, il faut savoir que le sable gèle beaucoup plus rapidement que le paillis, et dégèle beaucoup plus lentement au printemps. Donc, lorsqu’il est utilisé comme surface d’absorption sous les balançoires par exemple, le sable est moins sécuritaire, car il durcit avant la tombée de la neige et demeure gelé plus tard au retour du beau temps. La surface est donc beaucoup plus dure en cas de chute », fait savoir le directeur général.

Selon lui, la question de l’hygiène est également primordiale. « Le sable est utilisé comme litière par les animaux de compagnie et par les animaux sauvages. Les besoins laissés par les animaux contiennent des parasites qui peuvent créer des réactions de l’intestin et diverses maladies. En tant que Ville, nous nous devons de contrôler le risque et de choisir l’option la plus sécuritaire », explique Jimmy Poulin.

De son côté, Line Cloutier souhaite relativiser le tout. « On parle d’hygiène, entre autres avec le fait que les animaux font leur besoin dans le sable. Je ne vois pas en quoi cela diffère du gazon, de la rue, ou de ces copeaux qui seront installés. Les propriétaires d’animaux du secteur sont respectueux et il y a un souci de garder le parc propre pour tous », dit-elle. Et d’ajouter : « La Ville souhaite planter des arbres fruitiers dans ce parc. Je crois que cela représente également un danger d’attirer des insectes piqueurs, voire même un danger si un enfant tente d’ingérer un fruit ».

Line Cloutier a rédigé une lettre en bonne et due forme, et poursuit des recherches pour trouver des exemples de cas dans la région où des Villes ont plutôt réintégré les bacs à sable dans les parcs.

« Nous allons poursuivre le processus de revitalisation de nos parcs en étant à l’écoute des citoyens et en privilégiant la sécurité », conclut Jimmy Poulin.

 

À propos de l'auteur

Stéphanie Lacroix

Directrice de l'information

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