L’école primaire de Sainte-Marthe désormais dotée d’un défibrillateur

L’histoire de Lorraine Bourdon a inspiré une entreprise de la région à poser un geste pour sauver des vies.

Lorraine Bourdon est une citoyenne de Sainte-Justine-de-Newton. Elle travaille à l’école primaire de Sainte-Marthe, où elle occupe un poste de surveillante du dîner.

Nathalie Nadeau (Formation Langevin), Chantal Brisson (directrice de l’école Sainte-Marthe) et Kevin Bourbonnais (Formation Langevin).

Le 24 octobre 2016 était une journée tout à fait normale pour la Justinoise. Elle s’est rendue au travail et a commencé sa journée comme à l’habitude. Toutefois, durant la journée, elle a commencé à ressentir un malaise généralisé. Après en avoir alerté ses collègues, son état s’est détérioré. Elle s’est effondrée, victime d’un malaise cardiaque.

Le sang-froid et la rapidité d’action de ses collègues ont été déterminants pour lui sauver la vie. Aujourd’hui, Lorraine Bourdon prend du mieux. Elle sera d’ailleurs de retour en poste à la rentrée. Elle est l’une des rares victimes d’un malaise cardiaque qui s’en sortira sans séquelles.

À la suite de l’incident, Marie-Ève Corriveau, enseignante de 2e année, Michèle D’Amour, enseignante de 3e année et responsable d’école, ainsi que Janick Cook, secrétaire, avaient été décorées de la Médaille de l’Assemblée nationale et avaient reçu des certificats de distinction.

Volonté d’agir

L’histoire de Lorraine Bourdon a fait grand bruit dans la région. Éric Langevin, copropriétaire de l’entreprise en secourisme de Vaudreuil-Dorion Formation Langevin, a pour sa part pris connaissance de cette histoire via le Journal Première Édition.

Il s’est immédiatement senti interpellé par cette histoire, et a souhaité faire quelque chose pour éviter qu’un autre incident du genre se solde de manière tragique.

Il a donc joint l’un de ses fournisseurs de défibrillateurs portatifs, ZOLL, pour mettre en lumière l’impact déterminant que pourrait avoir l’un de ses appareils dans une municipalité éloignée des grands centres. Le fournisseur a partagé le point de vue d’Éric Langevin; ils ont décidé de faire don de l’appareil à l’école primaire de Sainte-Marthe.

L’équipe de Formation Langevin s’est donc rendue à Sainte-Marthe ce printemps pour faire don du défibrillateur portatif et pour offrir une formation de 4 heures à une vingtaine d’employés des lieux.

Sentiment de sécurité

École Sainte-Marthe

Après l’incident d’octobre 2016, l’équipe de l’école Sainte-Marthe se sent grandement rassurée par la formation et la présence de l’appareil. « Pour nous, le don de Formation Langevin était une grande surprise. J’étais enchantée, tout comme l’ensemble de mes collègues », a laissé savoir Chantal Brisson, directrice de l’école.

« Au début, nous nous demandions si nous allions être capables d’utiliser l’appareil. Mais après la formation, tout était tellement clair. La formation a vulgarisé et démystifié le fonctionnement du défibrillateur et des manœuvres à faire, aussi. Nous sommes sûres de pouvoir faire les bons gestes désormais », ajoute-t-elle.

Le défibrillateur portatif de ZOLL est un appareil intelligent. Une voix électronique guide l’utilisateur tout au long de la démarche. L’appareil est en mesure d’analyser la fréquence cardiaque de la victime pour déterminer si le choc est nécessaire. L’appareil est donc tout à fait sécuritaire même dans un milieu scolaire, car il ne produira pas de choc s’il ne juge pas que cela soit essentiel.

Bien que le défibrillateur portatif soit à l’école Sainte-Marthe, il pourra être rapidement transporté à l’école Cuillierrier de Saint-Clet, située à près de 10 kilomètres, en cas d’urgence. Il est d’ailleurs doté d’électrodes standards et d’électrodes pédiatriques.


Les manœuvres de compression triplent les chances de survie d’une victime d’un arrêt cardio-respiratoire, alors que l’utilisation d’un défibrillateur dans les 4 premières minutes augmente à 70 à 80% les chances de survie.

Chaque minute qui passe sans manœuvres, une victime d’arrêt cardio-respiratoire perd 10% de chance de survie sans séquelle.
On compte 40 000 arrêts cardio-respiratoires par année au Canada.

Une tendance qui s’installe

De plus en plus d’entreprises, d’institutions et de lieux publics tels que les centres commerciaux se dotent de défibrillateur du même type que celui offert par Formation Langevin à l’école Sainte-Marthe. « Nous avons de plus en plus de demandes. Les gens sont de plus en plus sensibilisés à l’impact de cet appareil », indique Kevin Bourbonnais, directeur des ventes chez Formation Langevin.

Le défibrillateur est devenu accessible grâce aux avancements technologiques dans les dernières années. Aux États-Unis, des réglementations obligent même certains lieux publics à en être dotés. Dans la province, du travail de sensibilisation reste à faire à ce niveau. En effet, dans la région de Vaudreuil-Soulanges, la présence de ces appareils dans les écoles n’est pas généralisée. « Reste à voir comment cela va évoluer ici », laisse entendre Kevin Bourbonnais.

Pour les membres de l’équipe de Formation Langevin, leur travail prend tout son sens lorsqu’ils apprennent qu’une victime de malaise cardiaque s’en est sorti grâce à une intervention rapide d’un défibrillateur. « On ne souhaite jamais que nos clients aient à utiliser l’appareil. Mais quand ça arrive et que l’appareil a contribué à sauver quelqu’un, notre passion pour notre travail prend tout son sens », indique Kevin Bourbonnais.

À propos de l'auteur

Stéphanie Lacroix

Journaliste

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