Le Trou à Ouellette, une légende savoureuse à raconter

Michel Bertrand nous montre l’endroit où se trouve le Trou à Ouellette. Photo Stéphane Fortier

Là où se dresse l’imposante croix de chemin à Sainte-Marthe, se trouve également un lieu qui, au fil du temps, est devenu une légende.

Le Trou à Ouellette, en effet restera dans les annales comme étant la légende la plus savoureuse,  sans doute,  du Tout-Vaudreuil-Soulanges.

Vers 1863,  un agriculteur, propriétaire du terrain où se trouve la croix, François- Xavier Ouellette se fait dire par un arpenteur venu prendre des mesures sur sa terre, que, comme le sol résonne sous ses pieds, il s’y trouve sans nul doute une mine d’or.

Ouellette ne fait ni une ni deux et débute une tâche qu’il poursuivra pendant 20 ans… en vain. Après tous ces efforts inutiles et après avoir investi temps et argent, il mourut presque ruiné.

« Ouellette aura creusé à une profondeur de cinq mètres et aurait percé un tunnel passant sous le chemin Saint-Guillaume. Et on ne parle pas de terre, ici, mais de roche.  C’est tellement surréaliste. Ouellette est un personnage énigmatique et il a creusé ainsi jusqu’à sa mort, de rappeler Michel Bertrand, directeur général de la Municipalité de Sainte-Marthe. Le trou est très profond et traverse le chemin Saint-Guillaume. Pour venir à bout de la roche, en hiver, il faisait du feu, brûlait son bois dans le trou. Lorsque la pierre était très chaude, il l’aspergeait d’eau froide et cela faisait éclater cette pierre », explique Michel Bertrand.

Pas de succession

Ouellette, dans son testament, demanda à ses enfants de continuer à creuser le trou, ce qu’ils ne firent pas. Au mieux, auraient-ils sans doute trouvé de la pyrite et pas plua du cuivre, ce qui aurait eu tout de même un peu plus de valeur.

Certains Marthéens croient que Ouellette avait raison de creuser et qu’il n’avait certainement pas fait tout ce travail pour rien, mais la plupart pensent plutôt que cette croyance ne reposait sur aucun document démontrant qu’il pouvait y avoir un tel filon dans le sous-sol de ce secteur de Sainte-Marthe. Avec les moyens technologiques dont on dispose aujourd’hui, il serait si facile de le vérifier.

Il faut dire qu’à cette époque, on parlait beaucoup de ruée vers l’or, notamment dans l’Ouest canadien et américain et dans le Grand Nord.

Condamné

Au début des années 1990, les pompiers de Sainte-Marthe ont fermé la cavité devenue dangereuse, particulièrement au cours de l’hiver et au printemps. Durant la saison estivale, les pompiers avaient procédé à des travaux de nettoyage sur une quinzaine de pieds de profondeur, puis sur une descente d’une autre quinzaine de pieds.

Aujourd’hui, les curieux peuvent se rendre à ce lieu où se construisit cette légende. Le trou y est toujours, mais il est bien sûr sécurisé afin d’éviter tout accident aux curieux qui s’y approcheraient d’un peu trop près.

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