La CSUR croit qu’on lui met des bâtons dans les roues

Bianka Dupaul se dit heureuse que des foyers de Dalhousie soient éventuellement branchés à l’internet, mais… Photo Facebook CSUR

La semaine dernière, la ministre et députée de Soulanges annonçait que pas moins de 83 foyers seraient branchés à l’internet haute vitesse dans le secteur Dalhousie de Saint-Télesphore.

Une bien bonne nouvelle, à première vue, mais tout le monde ne voit pas cette nouvelle du même œil. La coopérative de solidarité du Suroît, communément nommée Coop-CSUR, par exemple, qui depuis plusieurs années a vu au branchement de plusieurs municipalités de Soulanges, notamment, aurait aimé que la responsabilité lui incombe. « Ce qui me déçoit profondément, c’est que le gouvernement dit qu’il veut encourager les entreprises d’économie sociale et subventionne des entreprises comme Bell. Il y a une game qui se joue au niveau des télécommunications et d’appuyer Bell, cela met des bâtons dans les roues des petites entreprises comme la nôtre », nous dit Bianka Dupaul, directrice générale de la CSUR.

Cette dernière croit qu’il faut prendre avec des pincettes le fait d’annoncer un branchement d’ici deux ans pour ces foyers. « Pour ces gens, c’est une bonne nouvelle, mais attendons de voir. Il ne fait pas oublier qu’il n’y a que l’autoroute qui est subventionnée, pas les bretelles. Qui sera branché dans ces 83 foyers ?», se demande Bianka Dupaul. Elle rappelle que Rivière-Beaudette est sur le circuit de l’autoroute depuis sept ans et pourtant personne n’est branché. « Bell se contrefout de la population. Tout ce qui les intéresse, c’est la subvention », lance la directrice de la CSUR.

Moins efficace qu’une grosse entreprise comme Bell, la coopérative? Bianka Dupaul rappelle qu’en 2017, la CSUR a branché tout Sainte-Justine en moins d’une année.

Encore beaucoup à faire

Parmi les municipalités qui ne sont pas encore branchées, on retrouve Rivière-Beaudette, mais aussi Pointe-Fortune où la situation est critique, et tout ce qui est en dehors des villages comme Saint-Clet et Coteau-du-Lac.

La compagnie Bell partage le parc des poteaux dans la région avec Hydro-Québec. Ainsi Bell a une grosse part du gâteau. « Nous devons payer pour louer des espaces sur l’autoroute », fait remarquer Bianka Dupaul.

Celle-ci tenait à préciser que, bien que Lucie Charlebois ait annoncé cette nouvelle, la semaine dernière, elle a toujours encouragé la CSUR au fil des années. Mme Charlebois nous a toujours appuyés. Elle est même prête à nous conseiller pour une éventuelle demande de subvention comme celle qui a été accordée à Bell, afin que nous soyons encore plus dans le coup », précise-t-elle.

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