Il faut prendre soin des abeilles

À la Ferme Les Petites Écores de Pointe-Fortune, on compte des ruches regroupant pas moins de 9 millions d’abeilles. Ici, Éric Bélanger nous en montre un tout petit échantillon. Photo Stéphane Fortier

Culture de l’argousier, légumes du jardin, apiculture et, depuis cette année, agrotourisme, la Ferme Les Petites Écores à Pointe-Fortune a su se diversifier, depuis sa création en 2009 et transformée en entreprise familiale en 2013.

En passant, le nom de la ferme a été puisé à même la petite histoire de Pointe-Fortune puisque ce village était auparavant appelé Petites-Écorces, (signifiant escarpement d’une côte)  et, plus tard, Petit-Carillon.

Au cours de l’été, les visiteurs seront invités à visiter le site de la ferme et ses différentes activités dont une qui se veut des plus fascinantes, l’apiculture. À la Ferme Les Petites Écores, les abeilles, c’est l’affaire d’Éric Bélanger. « C’est un hasard, si je suis devenu apiculteur. À l’origine, je me destinais au domaine de l’informatique, mais dès l’instant où mon père a fait l’acquisition de la terre en 2007, je m’y suis intéressé et suis allé étudier au Cégep d’Alma pour suivre une formation en exploitation d’une entreprise apicole », relate Éric Bélanger d’entrée de jeu, lui qui à l’origine, ne voulait que se créer un emploi d’été pour payer ses études en informatique.

C’est lors de cette formation qu’il a vraiment eu la piqûre pour l’apiculture. Tout a commencé avec une vingtaine de ruches en 2009 et, en 2012, il en était à 80 ruches. « Nous devrions disposer de 180 ruches au cours de l’été », annonce-t-il.  Et quand on sait qu’une ruche abrite 50 000 abeilles, faites le calcul. On parle de 9 millions d’abeilles à la ferme pointe-fortunaise.

Les abeilles en danger ?

Éric Bélanger a développé une passion pour les abeilles, des êtres très sociaux, très organisés et très intelligents et ayant développé un mode de communication très sophistiqué. Les siennes sont originaires d’Italie et de Russie. « En fait, toutes les abeilles pour la production de miel destinée au consommateur au Québec sont originaires d’autres pays. Elles sont devenues des abeilles du Québec avec le temps », d’expliquer l’apiculteur. Bien sûr, il y a toujours eu des abeilles au Québec comme partout ailleurs dans le monde. Leur présence sous forme de fossile remonte à 40 millions d’années. C’est tout dire.

Un rôle capital

Le rôle des abeilles est primordial pour l’équilibre écologique dela planète et la survie de tout être vivant. La présence de ruches améliore la productivité d’une foule de cultures (bleuets et autres petits fruits, pommiers, canola, canneberges, tomates, concombres et courges, etc.). L’abeille domestique est l’insecte pollinisateur le plus abondant dans les régions agricoles du Québec. La pollinisation permet d’augmenter le rendement des cultures par la quantité des fruits produits et par leur taille. Elle améliore la forme des fruits et légumes et leur durée de conservation.

Pourtant, depuis quelques années on parle de plus en plus des abeilles comme d’une espèce en danger. Qu’en est-il vraiment? Près de 85 % de ce que l’on mange est le résultat du travail d’insectes pollinisateurs, dont les abeilles en grande partie.

« Il y a une augmentation de la culture biologique où l’on retrouve moins de pesticides. Ainsi, les abeilles ont plus de chance de trouver ce dont elles ont besoin sans danger », explique un Éric Bélanger plus optimiste. Incidemment, Vaudreuil-Soulanges est une région où se fait beaucoup de culture biologique.

Selon Éric Bélanger, la population, et l’humain en général, est conscient du danger qu’engendrerait la disparition des abeilles.  « Cultiver des plantes mel­lifères produisant de bonnes quantités de nectar et de pollen de bonne qualité, et accessibles par les abeilles, est sans doute la meilleure façon de les aider », indique Éric Bélanger. En effet, les abeilles sont toujours à la recherche de fleurs afin de combler leur besoin en nectar et pollen. Lorsqu’elles trouvent de grandes variétés de fleurs, elles s’empressent de passer le mot afin d’en profiter au maximum. Parmi les plantes mellifères, on retrouve notamment  l’Avoine, la Coriande et le Sarrasin.

« À long terme, tout devrait bien se passer, vous savez, les abeilles ont survécu pendant des millions d’années. Elles ont toujours su s’adapter », fait remarquer Éric Bélanger tout en admettant du même souffle qu’elles sont toujours en danger et qu’il faut en prendre soin.

En attendant, si une visite de la Ferme Les Petites Écores et goûter du miel vous intéresse, allez visiteur leur site web pour en savoir plus.

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