Grève dans le transport scolaire dès le 9 avril

La grève illimitée des transporteurs scolaires sera déclenchée le 9 avril. Les élèves des municipalités de L’Île-Perrot, des Cèdres et de Vaudreuil-Dorion seront touchés. Photothèque

Dans une communication envoyée aux parents par la compagnie de transport scolaire Lucien Bissonnette aux parents des élèves fréquentant, entre autres, les écoles de la Commission scolaire des Trois-Lacs, il est clairement indiqué qu’une grève illimitée se déclenchera dès le 9 avril.

Selon  le propriétaire de l’entreprise Lucien Bissonnette, à moins d’une entente de dernière minute avec la cinquantaine de chauffeurs, le service sera suspendu dès lundi. On parle au total de 4000 élèves qui seront touchés par cette grève et des écoles de l’ïle-Perrot, Vaudreuil-Dorion et Les Cèdres. « Toutes les écoles ne seront pas touchées parce qu’il n’y a qu’un seul transporteur scolaire qui sera en grève et que nous faisons affaire avec d’autres transporteurs », indique Colette Frappier, du Service des communications de la Commission scolaire des Trois-Lacs. En fait, on parle de 41 autobus qui seront immobilisés lundi prochain.

Cette dernière mentionne que les cours ne seront pas suspendus. « Cela va demander des aménagements, évidemment. Et nous invitons à tous d’être prudents aux abords des écoles, car la circulation risque d’y être plus importante », fait remarquer Colette Frappier.

Loin d’une entente

Rappelons que les salaires sont, une fois de plus, au centre du litige entre les parties. Le syndicat des Teamsters rappelle que le gouvernement Couillard, en octroyant 1,43 % de hausse de budget aux commissions scolaires, contribue directement à maintenir des conditions de travail médiocres dans cette industrie. Par conséquent, les offres du transporteur scolaire ramèneront les conditions de ses travailleurs et de ses travailleuses en arrière, selon le représentant du syndicat Stéphane Lacroix.

Il faut se souvenir que les offres patronales déposées le 8 février dernier avaient été refusées à 98 %. Un vote de grève a ensuite été pris et tous les travailleurs présents à l’assemblée ont voté en faveur d’un débrayage.

« Les offres salariales proposées à tous nos membres ont été très mal accueillies, avait expliqué le président de la Section locale 106 des Teamsters, Jean Chartrand. Le gouvernement du Québec devra se pencher sur ce dossier en priorité s’il veut éviter de porter l’odieux du déclenchement de plusieurs grèves qui pourraient paralyser de nombreuses commissions scolaires et perturber les horaires des parents des élèves. »

Et les conditions de travail? « Les conditions de travail dans cette industrie sont difficiles: conditions climatiques, état des routes qui laisse à désirer, stress de devoir conduire dans les bouchons de circulation, manque de respect des autres usagers de la route à l’égard des autobus scolaires, comportement des élèves et horaires coupés s’ajoutent à des salaires médiocres », mentionne Stéphane Lacroix directeur des Communications et des Affaires publiques chez les Teamsters.

Les espoirs d’en arriver à une entente avant le début de la semaine sont encore moins grands que pour les Canadiens de Montréal de repêcher  Rasmus Dahlin.  « Pour l’instant, rien n’indique qu’il y aura une entente avant lundi, mais avec un coup de baguette magique, peut-être que les parties en arriveront à régler le litige en fin de semaine…mais j’en doute », de dire Stéphane Lacroix. Pour lui, il est clair qu’il s’agit de la rencontre de la dernière chance. « Cela ne progresse pas et si je m’en réfère à la permanence syndicale, cela ne va pas bien du tout », révèle Stéphane Lacroix. Là où le bât blesse, c’est que l’entreprise offre 1 % d’augmentation de salaire par année soit en- deçà du taux d’inflation quoi est de 1, 8 %. « Les chauffeurs ont un salaire se situant entre 20 000 $ et 25 000 $ par année. Ça vous donne idée de l’exaspération qu’ils peuvent ressentir. Et parmi ces travailleurs, on compter plusieurs femmes monoparentales », rappelle-t-il.

Et ceux qui disent que les chauffeurs prendront les parents et les élèves en otages dès lundi doivent voir les choses d’un point de vue différent, selon lui. « Les chauffeurs sont au pied du mur, Cela fait des mois qu’ils négocient. L’employeur connaît leurs revendications depuis longtemps. Qui prend qui en otage? », demande Stéphane Lacroix.

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