Faire une différence pour ceux qui ont souffert de la guerre

Martine Hébert, Robert Girard et Madeleine Langlois, membre du comité de parrainage, un groupe de personnes formidables aux dires de Robert Girard. Photo Stéphane Fortier

Arrivée le 3 novembre dernier, une famille syrienne est, depuis ce temps, parrainée par un comité représentant quatre paroisses de la région.

Il faut préciser, d’entrée de jeu, que ces paroisses doivent parrainer deux autres familles, qui doivent incessamment  arriver, mais les dates ne sont pas encore déterminées. Les paroisses St-Michel, Notre-Dame-de-Lorette, Ste-Jeanne-de-Chantal et St-Patrick se sont donné la main afin d’accueillir ces gens qui ont souffert de la guerre et ont dû ainsi quitter leur pays, la Syrie.

Accueillir des familles désemparées

C’est un message du pape François 1er, troublé devant le nombre important de réfugiés qui demandaient de l’aide, qui  l’a motivé à demander l’appui des paroisses afin qu’elles s’impliquent dans le parrainage de familles en détresse. « Nous n’avons pas hésité à lever la main et avons demandé la permission à l’abbé Normand Bergeron, alors curé de la paroisse, de pouvoir s’impliquer. Il a accepté d’emblée », relate Robert Girard, membre du comté de parrainage. Il faut noter, ici que les parrains s’engagent pour une année.

Le parrainage consiste à encadrer ces familles afin de s’assurer qu’elles puissent s’intégrer dans leur nouveau milieu. « Il y a beaucoup d’étapes à remplir, ne serait-ce que la logistique, toute la paperasse, trouver un logement, l’apprentissage de la langue française », décrit Robert Girard.

« Il fallait d’abord s’assurer qu’ils soient bien chez nous, leur trouver des vêtements chauds et les loger dans les limites de Vaudreuil-Dorion, d’indiquer Martine Hébert, également membre du comité. « Ils sont arrivés le 3 novembre, mais nous ne l’avons su que le 26 octobre », d’ajouter Madeleine Langlois, collègue de Robert et Martine.

Il faut ici rappeler que le processus d’un parrainage privé par un organisme caritatif est toujours long. Dans le cas du comité de Vaudreuil-Dorion-Île-Perrot, les démarches ont débuté en novembre 2015, mais l’arrivée des familles était, à l’origine,  estimée à l’hiver ou au printemps 2017. Les différents documents ont été remplis et acheminés. Les étapes consistaient en l’étude du dossier par le gouvernement du Québec pour le certificat de sélection, l’évaluation du dossier par le gouvernement du Canada et le traitement de la demande par le bureau des visas. Le processus ne s’achevait pas là, les réfugiés devaient également passer des examens médicaux et de sécurité.

Marqués par la vie

Comme l’explique Robert Girard, ces gens ont vécu beaucoup de traumatismes. « Ils ont toute une vie à refaire. Ils ont subi des blessures pour des années à venir et ils ont tout perdu », explique-t-il.

Pendant deux ans, ils se sont réfugiés au Liban, en attendant des jours meilleurs au Canada. En fait, ils ont fait une demande d’asile et c’est le Canada qui a répondu.

Actuellement, les parents Nedal et Basma, qui comprennent relativement bien l’anglais, sont inscrits en francisation à temps plein et les enfants, John et Carla sont à l’école. Ils sont déjà considérés comme résidents permanents. « Nous devons les parrainer pendant un an, mais nous ne les laisserons pas tomber si, après ce délai, ils ont encore besoin d’aide, ne sont pas encore autonomes. Nous continuerons à les soutenir tant qu’ils ne voleront pas de leurs propres ailes », fait remarquer Martine Hébert.

Heureusement, beaucoup d’entreprises leur ont offert des emplois jusqu’à présent. Quant aux autres familles à être encore accueillies, la maison que le comité a trouvée ici est assez grande pour les accueillir elles aussi.

Financement

Évidemment, il faut des sous pour aider ces familles et c’est la raison pour laquelle le comité organise des activités de financement comme la Soirée dansante qui aura lieu au profit du parrainage des familles syriennes avec le Jazz Band de la Cité, sous la direction de  Marc-André Thibault.

Le tout se déroulera le  samedi 10 février 2018 dès 20 h à la Salle paroissiale St-Patrick of the Island, située au 278, Shamrock Drive, Pincourt sous la présidence d’honneur d’ Yvan Cardinal, maire de la municipalité de Pincourt. Le billet est en vente au coût de 15 $ et sont disponibles aux presbytères, Notre-Dame-de-Lorette 514 453-5525, Saint-Michel 450 455-4282 et St-Patrick of the Island 514 453-2492.

Le comité tient à remercier tous ceux qui les ont soutenus depuis les tout débuts dont la bénévole originaire de la Syrie qui a servi d’interprète, le Réseau Emploi entrepreneurship impliqué aussi bénévolement.

Rappelons que le Canada devait accueillir 25 000 réfugiés et c’est finalement 35 000 qui ont été accueillis, dont la plupart sont parrainés par le gouvernement. Les autres parrainages sont de nature privée, comme celui des paroisses.

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