Être les yeux et les oreilles des résidents

Le Comité des résidents du CHSLD de Rigaud lors d’une réunion. Photo Stéphane Fortier

Le Comité des résidents du CHSLD de Rigaud, comme tout comité du genre, est devenu une nécessité.

D’abord, il convient de préciser qu’un comité de résidents, lorsqu’il est question d’un CHSLD, par exemple, est chargé d’une mission locale. Un comité d’usagers, par contre, a une vocation régionale. « Et nous ne sommes pas non plus liés à la Fondation du CHSLD », précise Liliane Cadieux, membre du comité.

C’est le gouvernement du Québec qui a imposé, il y a quelques années, que de tels comités voient le jour dans les institutions de santé.

Le Comité des résidents est chargé de renseigner les usagers sur leurs droits et obligations et aussi de faire la promotion de l’amélioration de la qualité des conditions de vie des usagers à l’égard des services obtenus de l’établissement. « Nous devons aussi défendre les droits et les intérêts collectifs ou individuels des usagers », ajoute Irene Konecny, présidente du comité.

Les résidents peuvent acheminer des plaintes ou des demandes aux membres de ce comité, par écrit, par téléphone ou courriel.  « Les familles des résidents peuvent aussi faire cette démarche auprès de nos membres, fait remarquer Ginette Laviolette, secrétaire du comité. Nous sommes les yeux et les oreilles des résidents. Ils nous disent ce qu’ils aiment ou ce qu’ils n’aiment pas », dit-elle.

Les résidents du CHSLD de Rigaud, au nombre de 60, sont des personnes semi-autonomes ou non autonomes, aux prises avec une déficience cognitive ou sont à mobilité réduite. « Pour la plupart des résidents, on parle ce cas lourds », mentionne Ginette Laviolette. Les résidents sont d’abord évalués par des travailleurs sociaux afin de déterminer où ils seront envoyés.

De quoi se plaint-on ?

Jusqu’à il y a encore deux mois, c’était à propos de la nourriture que l’on se plaignait le plus au CHSLD de Rigaud. Des critères comme une nourriture moins bonne et un manque de variété revenaient le plus souvent.  « Mais maintenant, les choses vont beaucoup mieux à ce chapitre, enfin, disons que c’est mieux que c’était, affirme Liliane Cadieux.  Il ne faut pas oublier que les gens sont habitués à la bouffe de leur foyer. Ici, on suit des règles reliées à la santé, moins de sel, de gras et de sucre.

Autre manque ? « Il faudrait des psychologues, des physiothérapeutes. Il manque de personnel », indique Irene Konecny.

Selon le comité, il y a le salon de coiffure qui doit être mis à jour, il est désuet étant inaccessible au plus gros fauteuil roulant, notamment. Un garde-fou doit être installé, également. « La rampe d’accès a été améliorée et beaucoup de choses ont été faites depuis que le comité fait des revendications, toujours à la demande des usagers ou des familles », énonce Irene Konecny. Toutefois cette dernière s’inquiète à propos de la rumeur qui veut que dans certains centres, la chambre de répit pour les proches aidants soit abolie. « Et nous avons demandé qu’un bureau permanent soit alloué au comité. Cela permettrait une permanence plus grande au CHSLD de nos membres avec une ligne téléphonique et tout », évoque Ginette Laviolette. « Des personnes se sentiraient sans doute plus à l’aise s’ils pouvaient se confier à l’un de nos membres en privé », s’empresse d’ajouter Jean-Guy Faubert, au membre du comité.

Quant aux caméras dans les chambres, le projet est effectif depuis le 7 mars, mais ce sont les familles qui doivent demander et payer pour les caméras.

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