Écluses de Pointe-des-Cascades : Le MTQ s’est rendu sur place pour trouver des solutions

À la suite de la noyade survenue le 1er juin aux écluses de Pointe-des-Cascades, le maire de la municipalité Gilles Sansterre a convoqué une rencontre d’urgence entre les différents acteurs impliqués dans la gestion du site. Cette rencontre se tenait la semaine dernière.

Le ministère des Transports (MTQ), la MRC de Vaudreuil-Soulanges, la députée Lucie Charlebois, la Sûreté du Québec, le Service de sécurité Incendie de Pointe-des-Cascades et le conseil municipal étaient en effet réunis le 21 juin, dans le but de faire le point sur la question de la sécurité aux écluses de Pointe-des-Cascades.

En plus de discuter des enjeux et des solutions possibles à court, moyen et long terme, le groupe a effectué une visite des lieux pour constater l’état des lieux.

D’emblée, le maire Gilles Sansterre s’est dit ravi de cette rencontre. « La rencontre a été très constructive et plusieurs pistes de solution ont été partagées », a-t-il exprimé.

Mesures à court terme

D’abord, à très court terme, le ministère des Transports s’est engagé à faire l’ajout d’une clôture et à procéder à l’installation d’affichage supplémentaire. D’ailleurs, comme l’ont suggéré de nombreux internautes à la suite de l’incident du 1er juin, une affiche indiquant le nombre d’accidents avec blessés et avec décès sera installée près de la zone dangereuse. Depuis 1998, 8 noyades sont survenues au site de l’écluse. Cela ne comprend pas les nombreux blessés, parfois graves, qui ont subi des fractures ou des commotions cérébrales sérieuses à la suite d’un saut.

Cette affiche sera également bonifiée des coûts associés aux différentes interventions au fil des années. Comme l’a laissé savoir le préfet de la MRC Patrick Bousez lors du bilan de cette rencontre, la vie humaine n’a aucun prix. Cette information supplémentaire apporte toutefois une autre dimension à la problématique.

Dans le but d’assurer une meilleure surveillance du site, il est aussi probable qu’un travail d’élagage de la végétation soit entrepris.

Miser sur la prévention

En plus de ces mesures à court terme, les acteurs présents à la rencontre ont tenté de trouver des pistes de solution à mettre en place pour limiter les tragédies sur le long terme. « Nous avons dû déterminer tous ensemble les limites à l’intérieur desquelles il est possible d’agir », a indiqué la députée Lucie Charlebois, faisant référence à la juridiction du site qui demeure entre les mains du ministère des Transports.

Ainsi, il a entre autres été discuté de l’éventualité de donner aux agents de la Sûreté du Québec le pouvoir d’émettre des constats d’infraction aux baigneurs; ce qu’ils ne peuvent pas faire actuellement. « Il s’agirait d’une mesure envisageable, mais il ne s’agit pas de LA solution miracle. Il est important de miser sur la sensibilisation avant la répression », expose Patrick Bousez. Et d’ajouter : « Je salue l’ouverture de tous les acteurs autour de la table. Nous avons tous un objectif commun: éviter d’autres tragédies. On peut trouver des solutions à court terme, mais une vaste campagne d’éducation sera nécessaire et cela commence à la maison ».

Des discussions entre le MTQ et la MRC ont été amorcées il y a quelque temps dans le but d’établir une vision et des projets structurants pour l’ensemble du canal Soulanges. Certaines idées provenant de cette réflexion pourront, à long terme, améliorer la sécurité du site.

Nombre d’interventions du Service de sécurité Incendie de Pointe-des-Cascades (blessés ou noyade)

2013 : 2. Coûts : 13 575 $

2014 : 4. Coûts : 2380 $

2015 : 8. Coûts : 9876 $

2016 : 1. Coûts : 3149 $

2017 : 3. Coûts : 6404 $

À propos de l'auteur

Stéphanie Lacroix

Directrice de l'information

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