Quatre maires dénoncent le service d’Hydro-Québec

(Photo: Viva-Média)

Patrick Bousez, maire de Rivière-Beaudette et préfet de la MRC de Vaudreuil-Soulanges ainsi que Jean-Yves Poirier, maire de Saint-Polycarpe, Yvon Bériault, maire de Saint-Télesphore et Yvon Chiasson, maire de Saint-Zotique sont à bout. Les quatrre hommes déplorent le service reçu par Hydro-Québec. Ils ne s’en cachent pas, selon eux, la couverture de la Société d’État dans leur territoire respectif est défaillante et pitoyable.

Les problèmes de certaines municipalités de Vaudreuil-Soulanges en lien avec la couverture d’Hydro-Québec, ne datent pas d’hier. Depuis plusieurs années, M. Bousez dénonce la situation sur les réseaux sociaux et dans les médias. «Il y a deux ans, j’ai parlé ouvertement de la problématique, souligne le maire de Rivière-Beaudette. À ce moment, la situation était entrée dans l’ordre, mais, depuis le printemps 2018, il ne se passe pas une semaine sans que le service d’Hydro-Québec ne fasse pas défaut. Maintenant, nous manquons d’électricité même lorsqu’il n’y a pas de vent ni de pluie. Nous sommes dans le noir lorsqu’il fait 25 degrés et que le ciel est superbe. Ça sera quoi cet hiver?» 

Patrick Bousez dit avoir l’impression que les citoyens de Vaudreuil-Soulanges sont traités comme des citoyens de second ordre par Hydro-Québec. «C’est toujours les mêmes municipalités qui sont touchées, affirme M. Bousez. C’est dommage à dire, mais, dans les dernières années, Hydro-Québec a augmenté ses tarifs de 15 %, mais son service a régressé. C’est cela la réalité.»

Selon Patrick Bousez, il ne se passe pas une semaine sans que le service d’Hydro-Québec ne fasse défaut dans Vaudreuil-Soulanges. (Photo: Viva Média)

Hôpital de Vaudreuil-Soulanges

Patrick Bousez s’inquiète aussi pour l’avenir en ce qui concerne la couverture d’Hydro-Québec dans Vaudreuil-Soulanges. «On va se dire la vérité, le système en arrache dans Vaudreuil-Soulanges, déplore M. Bousez. Ça sera quoi lorsque l’hôpital sera construit? J’espère que quelqu’un va finir par allumer chez Hydro-Québec, car si rien ne change, le réseau sera réellement surchargé en 2026.» 

Le maire de Saint-Polycarpe, Jean-Yves Poirier corrobore les dires de son homologue de Rivière-Beaudette. «C’est vraiment difficile, dit M. Poirier. Le réseau est très faible. Je veux en discuter avec les membres du conseil d’administration de la MRC de Vaudreuil-Soulanges, mais il faut faire quelque chose.»

Le maire de Saint-Polycarpe, Jean-Yves Poirier assure que la fréquence des pannes est inquiétante dans Vaudreuil-Soulanges. (Photo: Viva Média)

Jean-Yves Poirier indique que le poste d’Hydro-Québec de Saint-Polycarpe pourrait être la cause des coupures fréquentes puisqu’il nécessite des réparations importantes. «Il y a quelques années, Hydro-Québec parlait d’un investissement de 50 M$. J’ai entendu récemment qu’il est plutôt question de facture entre 50 M$ et 100 M$.»   

Difficile de développer

Pour un avenir reluisant, les municipalités comptent sur le développement. Que ce soit résidentiel ou commercial, il est primordial de pouvoir compter sur un service électrique fiable sinon, les développeurs sont peu enclins à investir dans un secteur plus faible. «Pour développer, ça prend des services, confirme le premier magistrat de Saint-Polycarpe. Présentement, la fréquence des pannes est inquiétante. Malheureusement, Hydro-Québec n’a pas de compétition. Nous ne pouvons donc pas nous tourner vers une solution de rechange. De plus, la communication et la transparence doivent être revues de la part d’Hydro-Québec. C’est difficile d’obtenir des informations lorsqu’il y a une panne.»

Le maire de Saint-Zotique, Yvon Chiasson, déplore qu’Hydro-Québec ne procède pas à de l’émondage préventif dans sa municipalité. (Photo Viva Média)

À Saint-Zotique, le maire Yvon Chiasson mentionne qu’une mise à jour du réseau serait de mise. «Hydro-Québec ne fait plus d’émondage, confirme M. Chiasson. Il n’y a pas de programme de prévention en place. Il faut toujours crier pour se faire entendre par Hydro-Québec, c’est dommage.»

Du côté de Saint-Télesphore, Yvon Bériault souhaite une rencontre avec Hydro-Québec dans les prochains jours. «J’ai des questions, assure M. Bériault. Toutefois, si c’est pour me faire chanter la pomme et avoir des réponses toutes faites, ça va aller mal. Après le triangle des Bermudes, on peut parler du triangle de Soulanges. Les citoyens commencent à en avoir assez. Ils sont toujours sur le qui-vive. Certains parlent même de délestage volontaire.» 

Yvon Bériault, maire de Saint-Télesphore, dit que les citoyens parlent de délestage volontaire.

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