Découvrir le polo, spectaculaire et stratégique

Élizabeth Hallé et son conjoint Gilbert en pleine action. Photothèque

Bien peu de Vaudreuil-Soulangeois le savent, mais depuis plusieurs années, Sainte-Marthe est l’hôte de matchs de polo, un sport enlevant et spectaculaire, prisé notamment par la famille royale en Angleterre.

Il faut d’abord savoir que le polo est un sport d’équipe équestre mettant aux prises deux équipes de quatre joueurs. Les joueurs attelés sur leurs montures marquent des points par la conduite d’une petite boule en plastique ou en bois blanc dans le but de l’équipe adverse à l’aide d’un maillet à long manche. Le sport traditionnel de polo se joue sur un large terrain à gazon mesurant jusqu’à300 mètres de long. Un match officiel se décompose en 4 périodes de 7 minutes et demie à 8 minutes chacune de jeu effectif. Ces périodes sont séparées par des temps de repos de 2 minutes sauf entre les 2e et 3e périodes où le repos est de 5 minutes.

La genèse d’une joueuse

Le Club de polo Nacional présente, de mai à septembre, des matchs ou 16 joueurs, dont deux femmes, rivalisent d’adresse. L’une de ses femmes, Élizabeth Hallé, connaît les chevaux depuis qu’elle est toute petite. Elle et Gilbert, son conjoint qui est vétérinaire, possèdent huit chevaux, sept d’entre eux jouent au polo et l’autre est à la retraite. Ancien joueur de polo lui-même, Gilbert se consacre désormais entièrement à son métier laissant les exploits sur les terrains de polo à Élizabeth.  « Depuis que j’ai 3 ou 4 ans que je suis familière avec les chevaux, ma famille en avait », relate Élizabeth Hallé.  Cette dernière rappelle toutefois qu’elle n’a découvert le polo que bien plus tard. « Au début, je faisais du saut à obstacles, mais un jour, un américain, nouvellement arrivé dans la région, m’a fait découvrir le polo et m’a initiée », raconte-t-elle.

Depuis 1980, Élizabeth Hallé s’adonne à la pratique du polo. Si de plus en plus de francophones pratiquent le polo (il y en a même plus maintenant que d’anglophones à Sainte-Marthe), il n’en reste pas moins qu’il est nécessaire d’avoir un portefeuille relativement bien garni puisqu’il faut tout même posséder plusieurs chevaux.  « À chaque période, nous devons changer de chevaux. Nous jouons entre quatre et six périodes selon que cela soit des tournois de charité, compétitifs ou amicaux », explique Élizabeth Hallé qui admet que l’on parle d’un sport dispendieux.

Et quand on lui demande de décrire le polo, elle prend comme référence un sport que l’on connaît bien. « C’est un peu comme le hockey (sans le gardien de but),  mais à cheval, décrit la cavalière.  Nous jouons avec une balle d’une dimension s’apparentant à une balle de tennis, mais en plastique dur.

Il y a évidemment des règlements et deux arbitres sur terrain pour les faire appliquer. Beaucoup de chevaux, une fois pris dans le tourbillon du jeu, peuvent anticiper les jeux. Ils ont une compréhension du jeu. Il y a des contacts légaux, d’autres dangereux, lesquels sont sifflés par les arbitres. Mais on parle d’un sport de finesse. C’est une véritable partie d’échec », résume-t-elle.

Élizabeth joue trois fois par semaine soit le jeudi à 17 h ainsi que le samedi et le dimanche à 13 h. Des joueurs proviennent souvent de Toronto, d’Ottawa pour jouer à Sainte-Marthe et parfois de Buffalo et du Vermont.

Le cheval est un athlète

« Le cheval est un véritable athlète, il doit être très en forme et plus il est en forme, moins il risque de se blesser », dit-elle.

Va pour le cheval, mais on ne devient pas joueur de polo du jour au lendemain. Élizabeth Hallé explique qu’il faut faire un avec l’animal « On commence à exercer le cheval avec le trot pendant un mois et demi, et ce, six jours par semaine. Tout se joue au galop, mais le trot met le cheval en condition.  Par la suite, on passe au galop. Suivent les exercices d’arrêt etvirages. Les sessions de travail de prises en mains sont importantes », mentionne l’adepte du polo. Une fois que le cheval est prêt, c’est le temps de se rendre sur un champ de pratique et de frapper des balles. Les plus jeunes chevaux sont initiés avec des joutes moins rapides. « Cela prend des chevaux avec la tête froide, pas des chevaux émotifs et il faut maîtriser le cheval totalement, anticiper ses réactions », indique-t-elle.

Et que doit manger un tel athlète? « Du fourrage, du grain et des suppléments de minéraux vitaminés », de répondre Élizabeth Hallé.

Polo avec cœur

Le 12 août prochain, se tiendra, au Club de polo Nacional à Sainte-Marthe, le plus important tournoi organisé à des fins caritatives. « Les profits seront versés à l’Institut de cardiologie de Montréal et au Peter Munk Cardiac Centre de Toronto. Année après année, nous amassons entre 80 et 100 000 $, des sommes qui servent à ces institutions à acheter de l’équipement médical », révèle Élizabeth Hallé.

Des tables sont encore disponibles au coût de 3 500 $ et le tout débute à midi. Un reçu pour l’impôt au montant équivalent à la moitié du prix de la table sera remis. En plus des matches, il y aura un encan silencieux, un défilé de juments avec leurs poulins et un concours de chapeaux pour les dames. Pour en savoir plus, on compose le 450-458-2765.

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