#Bougaricci en nomination aux Gémeaux

Marc Lamy, réalisateur de la série, et Master Bougaricci. Photo Blacksmithpat

Il n’est pas difficile de deviner ce que portera Marc Lessard, alias Master Bougaricci, lors du gala des Gémeaux, en septembre prochain. Le designer urbain de Salaberry-de-Valleyfield se pointera avec ses propres créations jumelées à son arrogance, en souhaitant mettre ses mains tatouées sur le trophée de la Meilleure émission série originale produite pour les médias numériques – documentaire.  

« Je le souhaitais évidemment, mais je n’étais pas très surpris. Lors du visionnement des premières ébauches, j’avais caller la shot à Louis et mon réalisateur qu’on allait aller aux Gémeaux avec ça », lance le personnage coloré. Ironiquement, dans le premier épisode de la série, il affirme ne pas avoir l’argent pour se payer un billet pour les Gémeaux. « Il faut lancer les choses dans l’univers si l’on veut que ça arrive », ajoute-t-il.

La série Web #bougaricci, produite par KOTV, était diffusée sur véro.tv, ce qui veut dire qu’il fallait payer l’extra de Tou.tv pour la visionner. Même s’il n’a pas les chiffres de visionnement, le Campivallensien est heureux de son expérience, de la reconnaissance que cela lui a apportée et du résultat de la série, qu’il espère voir diffusée à la télévision.

« C’est Marc Lamy qui a réalisé. C’est un réalisateur très hot. J’ai lancé une idée de show, mais qu’on a twisté tous ensemble. C’est vraiment un travail d’équipe. Mon but était que ça me ressemble et que ça me fasse triper comme ce que je consomme sur le Web comme le chanel YouTube Vice. KOTV et Louis ont su m’entourer comme du monde », raconte Master Bougaricci, annonçant qu’une deuxième saison est confirmée, mais que le format et le nombre d’épisodes ne sont pas encore déterminés.

La série permet d’en apprendre davantage sur son processus de création, de découvrir le personnage, d’être épaté par la rapidité avec laquelle il crée pour l’artiste invité et de tomber en amour avec Salaberry-de-Valleyfield, sa ville bien-aimée.

« Mettre ma ville à l’avant-plan, c’est ma vie. C’est chez nous et j’en suis fier. Souvent, les Québécois veulent régner sur le monde, mais ils ne veulent pas commencer par chez eux. Dans ma tête, ça commence ici », lance celui qui fait de la couture urbaine, du trash, mais avec de bons produits haut de gamme québécois.

« Dans ma tête je suis une rockstar depuis que je suis au monde. Il fallait juste que le monde le sache. »

Sur l’autoroute des projets

Master Bougaricci a lâché son boulot en construction, il y a environ deux ans, pour se consacrer à son rêve de faire de la couture. Depuis, tout va à 100 milles à l’heure dans sa vie. Surtout que l’artiste a du talent pour bousculer les idées préconçues et pour défoncer les portes fermées. C’est d’ailleurs en étant très insistant qu’il a réussi à rencontrer Véronique Cloutier et Louis Morrissette pour se vendre et semer l’idée du documentaire.

Au moment de notre entrevue, Master Bougaricci était à 10 jours du grand spectacle Discothèque sur la scène des Festivals au Festival Internationl de jazz de Montréal, pour lequel il habille 30 musiciens et 40 danseurs. Un spectacle mis en scène par Yann Perreau et où se pointeront, entre autres, Men Without Hats, DJ Champion, Radio Radio et Carly Rae Jepsen.

« J’ai dit oui avant de savoir ce que j’allais faire. C’est un gros trip. Je réalise un rêve à travailler avec Laurent Saulnier. C’est la ligue majeure. Tout est enclenché. Les essayages sont lundi. C’est très fou », lance-t-il. Ce projet, s’est ajouté à son agenda grâce à Yann Perreau avec qui il a développé une belle relation.

Il habillera aussi le band et Pascal Morrissette, l’animateur de Juste pour ado, un spectacle qui se tiendra le 29 juillet prochain, selon un concept brandé Bougaricci. L’été du designer est bien rempli. Les festivaliers pourront, entre autres, le croiser lors du festival Artefact et du Festival des arts, deux événements se déroulant au parc Delpha-Sauvé et pour lesquels il a accepté d’être porte-parole.

« Ça va de soi. Il n’y a pas juste moi dans ma ville, il y a plein de causes importantes. Moi, je suis un musicien avant tout, la musique fait partie intégrante de ma vie. Ça va de soi que je sois mêlé à Artefact. Quand ils me l’ont demandé, je n’ai pas hésité bien longtemps. Le plus difficile pour ces festivals c’est de rayonner à l’extérieur de Valleyfield. C’est avec du monde comme moi que ça fait ça », conclut le designer qui arbitrera le Mondial de Washers, un moment à ne pas manquer.  Il invite aussi les gens à passer le voir à son kiosque du Festival des arts, les 5 et 6 août, où il sera possible de rencontrer le team qui gravite autour de lui depuis le début.

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