Beyries connecte avec nos cœurs

« Je crée quelque chose et je le dépose sur Internet. Après ça les gens en font ce qu’ils veulent. Je fais de la musique pour moi d’abord. Ma carrière s’arrêterait ici que je continuerais à faire des chansons. » Photo Fany Ducharme

Il n’y a pas tout à fait un an, Beyries lançait son album Landing. La chanteuse a atterri sur les listes d’écoute de nombreux mélomanes pour finalement atteindre leur cœur.  VIVA média lui a parlé pour faire un retour sur cette année mouvementée.

Dans les douze derniers mois, vous avez lancé un album, parcouru les festivals et visité des salles aux quatre coins du Québec. Quel a été votre moment le plus marquant?

Cette année, c’était énorme pour moi. Entre autres, ma première télé à Belle et Bum. J’ai ouvert le spectacle pour le 15e anniversaire de Belle et Bum au Festival d’été de Québec devant plusieurs milliers de personnes. C’était vraiment marquant surtout parce que je jouais avec les musiciens de l’album. Le show que je fais en ce moment est un show en duo. Ce qui est surtout marquant pour moi, c’est l’apprentissage de ce métier-là et la rencontre des gens.

Les chansons Je pars à l’autre bout du monde dans Unité 9 et J’aurai cent ans dans District 31 ont atteint les téléspectateurs en plein cœur et ont créé un boom de votre popularité. Étiez-vous préparé à cela?

On ne peut jamais être préparé à ça. Je pense que d’être préparé ça peut être prétentieux. J’ai eu la chance de me faire offrir cette opportunité et les gens étaient heureux de cela. Tant mieux, mais ce n’est jamais quelque chose de gagné. Il n’y a jamais rien d’acquis. Et, à ce jour, cette vague-là a encore un effet en spectacle. Beaucoup de gens m’ont connue à travers ces chansons. Je suis très reconnaissante de ça.

On parle souvent de votre douceur, de votre profondeur et de votre force. Avez-vous l’impression d’être forte?

Je pense que c’est un peu comme tout le monde. Il y a des matins ou je me sens très forte et il y a d’autres jours où j’ai envie de rentrer six pieds sous terre. C’est sûr que c’est un métier qui appelle à beaucoup de travail émotionnel sur soi. Je sens, en ce moment, que je gagne une certaine force émotionnelle. Des fois, j’ai envie de pleurer, mais je ne peux pas pleurer à chaque chanson. Il y a une canalisation de l’émotion qui est nécessaire.  On est des humains, comme tout le monde. On vit des émotions et des histoires dans nos vies, mais le soir tu as un show et il faut que tu y ailles.

Vous avez fait beaucoup de spectacle dans des festivals cet été. Entre autres, vous étiez de la programmation d’Artefact à Salaberry-de-Valleyfield. Est-ce que l’ambiance était très différente de votre spectacle en salle?

C’est sûr qu’en festival la vibe est différente. En général, les gens qui viennent me voir sont assez tranquilles. Ils ont envie d’introspection. J’ai été quand même choyée. C’est sûr qu’il y a une diffusion de la musique qui est différente que dans une salle. À Artefact, l’accueil du festival était vraiment chouette. Il y avait plein de bénévoles et tout le monde avait son t-shirt. Je trouvais qu’il y avait quelque chose de fédérateur dans ce festival. C’était beau aussi sur le bord de l’eau. Et, les bands étaient cool aussi.

Malgré les nombreux spectacles (dont plusieurs se donnent à guichet fermé) avez-vous commencé à travailler de nouvelles chansons? Y a-t-il un thème qui vous inspire?

J’ai encore un an de tournée devant moi. Je suis en train de recueillir certaines chansons, mais c’est assez préliminaire pour l’instant. En ce moment, dans ma vie, il y a un thème et c’est la balance. Trouver mon équilibre à travers ce nouveau métier, c’est clair que c’est quelque chose qui fait beaucoup partie de mon quotidien. Il y a quelque chose d’intéressant à explorer en ce moment, justement en rétrospective avec l’année que je viens de vivre.

Quel sentiment associes-tu à cette année?

Le partage et une relation avec le public. Fondamentalement c’est ce que je cherchais en diffusant cette musique de façon publique. C’est une année de rencontres et de découvertes. Ç’a été une extraordinaire année pour ça.

Beyries sera en spectacle le 25 janvier à la salle Pauline-Julien et le 15 février au cabaret d’Albert à Salaberry-de-Valleyfield.

 

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