Au tour du ministère de l’Environnement de faire des siennes au Domaine Bolduc

Les travaux pour ériger un nouveau pylône sur les terres de Michel Bolduc ont débuté à son grand déplaisir. Photo Guillaume de Chantal

Le domaine Bolduc à Saint-Lazare, dont une partie sert pour des installations de transport d’électricité, fait encore l’objet d’un litige, sauf que cette fois, ce n’est plus avec Hydro-Québec, mais plutôt avec le ministère de l’Environnement.

À la fin de l’hiver dernier, Michel Bolduc, un citoyen de Saint-Lazare et propriétaire des lieux,  était en litige avec Hydro-Québec, notamment à cause d’un pylône qui devait être érigé sur une partie de son domaine et qui entraînait non seulement une pollution visuelle, mais aussi des dommages pour l’environnement. Finalement, Michel Bolduc s’était entendu avec la société d’État pour la position du nouveau pylône.

Hydro-Québec en a donc avisé le ministère de l’Environnement, comme la règle le veut. Là où le bât blesse, c’est que le nouvel emplacement pose problème. Marianne White, biologiste au ministère de l’Environnement donne comme raison que la demande d’Hydro-Québec ne rencontre pas les critères d’admissibilité,  d’acceptabilité environnementale concernant l’évitement des milieux humides.

Quatre trente sous pour une piastre

« C’est aberrant, parce que le nouvel emplacement est également en zone humide », mentionne Michel Bolduc. « Et en plus, cet emplacement est situé en zone agricole », d’ajouter sa conjointe, Isabelle Perreault qui déjà, avait dénoncé le fait que le poste de transformation contribuait à dévaluer la valeur de la propriété, mais que là, ce serait encore pire. « Dans le nouvel emplacement , il n’y a pas d’arbres pour masquer le pylône qui aura 77 mètres. Il faudra donc en planter de nouveaux, et même si  ce sont des arbres qui poussent rapidement, ils ne seront jamais assez haut pour masquer ce pylône », fait remarquer Michel Bolduc. Sans oublier que cela va coûter des sous à la société d’État.

Isabelle Perreault fait aussi allusion que, sur la supposée zone humide où devait originalement être installé le pylône, ils y ont fait une route où de gros camions et des tracteurs y passent constamment. Pas très bon pour une zone humide selon elle.

Constater par eux-mêmes

« Il faut préciser que le pylône 59 est planifié dans une zone beaucoup plus humide que le projet original. Le boisé humide ou serait le déplacement, se draine naturellement dans notre champ qui est lui donc plus humide. Nous airerions que le ministère de l’Environnement vienne constater de visu cette erreur, en se déplaçant sur les lieux. Ainsi, ils pourront accepter le déplacement de ce pylône tel que convenu entre nous et Hydro-Québec , maintient Isabelle Perreault.  Nous désirons protéger notre environnement, ce que nous faisons depuis plus de 30 ans », insiste-t-elle.

« Ils viennent de déboiser sur une distance de 30 mètres de long. Ils auraient pu ériger le pylône à cet endroit », argumente Michel Bolduc.

Isabelle Perreault et Michel Bolduc ont bien essayé de faire valoir ces arguments au ministère de l’Environnement, qui est resté de marbre. Un dossier à suivre.

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