Tête à tête avec Kathy Tremblay

Une expérience olympique

Kathy Tremblay a participé aux Jeux olympiques de Beijing et de Londres. © Photothèque
Kathy Tremblay a participé aux Jeux olympiques de Beijing et de Londres.
© Photothèque

La triathlète de Pincourt Kathy Tremblay s’est rendue deux fois aux Jeux olympiques d’été. En 2008 à Beijing et en 2012 à Londres. Alors que s’amorcent les Jeux de Sotchi, elle nous livre son expérience.

CCJ : Pour un athlète, que représentent les Jeux olympiques du point de vue personnel?

KT: C’est véritablement l’apogée d’une carrière sportive amateur. C’est le rêve, le but ultime de tous les athlètes dès qu’ils commencent à pratique leur sport. La meilleure image que je peux donner c’est la construction d’une maison. On met énormément d’effort pour bâtir la fondation et les murs, mais c’est avec le toit que la maison devient complète. Les Jeux olympiques représentent le toit d’une maison dans une carrière.

CCJ : Et du point de vue sportif?

KT : La difficulté des Jeux olympiques réside dans le fait que c’est une journée au quatre ans. Tu n’as qu’une chance de performer au mieux de tes capacités. Les qualifications en vue des Jeux sont aussi un grand défi, c’est complètement différent. Tous les athlètes y arrivent avec le couteau entre les dents. Ils sont prêts à tout pour être retenus dans leur équipe nationale. Pour moi, ç’a été les courses les plus dures de ma vie.

CCJ : Comment se sent-on une fois les Jeux lancés; qu’arrive-t-il pour les athlètes?

KT : La façon de se préparer une fois les Jeux commencés diffère beaucoup d’une personne à l’autre. Dans mon cas, je ne voulais pas déroger de ma routine. Je ne participais pas aux cérémonies d’ouverture. Je préférais demeurer à l’hôtel pour rester dans ma bulle, mon univers. Je continuais à m’entraîner normalement. Le seul signe qui me signifiait que j’étais aux Olympiques c’était mes vêtements de l’équipe canadienne; une feuille d’érable était brodée sur mon maillot.

CCJ : Quelle était votre relation envers vos compétitrices? De la haine, de l’indifférence?

KT : Le village olympique est très grand alors je voyais rarement mes rivales. J’aimais toutefois me rendre à la cafétéria et regarder les autres athlètes. Je m’amusais à deviner leur sport par leur apparence. Une très grande femme? Une joueuse de volleyball. Une autre aux épaules larges? Une nageuse? Un homme plein de bijoux? Un sprinteur. Le sport définit les athlètes.

Pour ma part, je ne pouvais pas détester mes compétitrices sur la ligne de départ parce que je savais à quel point elles avaient travaillé fort pour se rendre où elles étaient. C’est plutôt une forme de respect.

CCJ : Qu’arrive-t-il après les Jeux; comment les athlètes réagissent?

KT : Après les Jeux de Londres, j’ai eu un enfant. Ma vie a beaucoup changé comme mes priorités. Récemment, dans une conférence, j’ai vu une vidéo de ma carrière. C’était surréaliste. On ne le réalise pas lorsqu’on le vit; tous les sacrifices, le mode de vie lié au cycle olympique.

Aujourd’hui, mes expériences, mes succès et mes échecs me permettent d’être une entrepreneure dynamique. Avec Équipe Altius [son entreprise, NDLR], j’essaie d’inciter les gens à être actifs dans la vie de tous les jours. C’est une nouvelle aventure!

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