La nostalgie de Maxime Bérubé

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Maxime Bérubé peut également se targuer de connaître du succès à titre d’entraîneur de football au sein du Noir et Or de Valleyfield.

À cette période-ci de l’année, ils sont nombreux les amateurs de sports à tendre vers un après-midi de football à la télé.

Football universitaire

Le froid de novembre s’est abattu et il fait bon se retrouver à l’intérieur, au chaud, en famille, à regarder les exploits d’athlètes de haut niveau.

Ces athlètes cependant, doivent affronter les rigueurs du climat. Le vent mordant, la pluie automnale, les jours de plus en plus courts. Souvent les exercices de pratique se terminent à la pénombre, les matchs se jouent sur une surface détrempée. Les doigts sont gelés et parfois, la neige vient s’en mêler.

Au Québec, on connaît les rigueurs de novembre. Et les joueurs de football qui aspirent aux grands honneurs en matière de football universitaire savent ce qu’il en est.

Maxime Bérubé en a vu d’autres.

Un demi défensif d’exception

Maxime Bérubé est originaire de Salaberry-de-Valleyfield. Il occupe maintenant le poste de responsable de l’activité physique et sportive au collège Bourget à Rigaud.

On retient toutefois de lui qu’il a connu une carrière exceptionnelle au sein du Rouge et Or de l’Université Laval. Sous l’égide de Glenn Constantin, le joueur défensif tout étoile a remporté trois fois la Coupe Vanier, la consécration suprême au football universitaire canadien, en cinq saisons (2006-2008-2010). Trois fois il a été membre de la première équipe d’étoiles canadiennes (2008-2009-2010) et trois fois sur les équipes d’étoiles universitaires (2008-2009-2010).

Il en a fait des sacrifices pour en arriver là. Le match de la Coupe Vanier se tient à la fin novembre. Cette année par exemple, il aura lieu le 29, au Stade Percival-Molson de Montréal.

VIVA : Maxime, tu as joué de nombreuses années avec le Rouge et Or?

Maxime Bérubé : Oui effectivement j’ai joué de 2006 à 2010 comme demi défensif avec le Rouge et Or. À la fin de ma quatrième année, j’ai décidé de revenir une dernière année (nous avons droit à cinq années universitaires) pour avoir la possibilité de remporter la Coupe Vanier à domicile (ce que nous avons réussi avec une saison parfaite) et d’entamer une maîtrise en administration.

VIVA : Vous commencez la saison tôt, mais dans le cas du Rouge et Or, qui se rend régulièrement au match ultime, qu’est-ce qui est le plus difficile à cette période de l’année?

MB : Le plus dur est de pouvoir tant exceller à l’école que sur le terrain. Avec la charge de travail au football qui augmente plus la saison avance, c’est ardu. Au football, les joueurs s’entraînent pendant plus de neuf mois durant l’année pour jouer seulement un maximum de 12 parties durant l’automne. La défaite n’est pas une option et tout le monde travaille très fort pour gagner chaque partie. Chaque étudiant-athlète doit investir plus de 25 heures par semaine dans sa préparation pour une partie, sans compter les heures de cours et de devoirs. Cette gestion de temps demande beaucoup de discipline et de sacrifice pour être en mesure de bien faire dans les deux sphères.

VIVA : Aujourd’hui, quand tu regardes ces jeunes athlètes, est-ce que tu les envies? À quoi penses-tu à ce temps-ci de la saison, alors que la finale arrive à grands pas?

MB : Je ne ressens pas d’envie, mais plutôt de la nostalgie en me rappelant tous les beaux moments que j’ai eus avec l’équipe. De ma première coupe Vanier en Saskatchewan (2006) contre l’équipe hôtesse, en passant par Hamilton contre Western Ontario (2008) et une défaite dramatique contre l’université Queens ou bien ma dernière partie au PEPS contre les Dinos de Calgary. De plus, le football continue d’occuper mon temps et de me donner des sensations fortes. Maintenant je le vis comme entraîneur avec le Noir et Or du collège de Valleyfield. J’adore redonner aux jeunes qui ont la même passion que moi. Au cours de mes trois premières années, nous avons remporté deux fois le Bol d’Or dont le dernier à Chicoutimi contre l’équipe hôtesse ce qui ne fait qu’augmenter les beaux souvenirs que j’ai de cette belle saison.

VIVA : Regarderas-tu avec attention le match du 29 novembre?

MB : C’est certain que je vais regarder la partie si le Rouge et Or est présent et je compte même y être pour encourager mes anciens coéquipiers et entraîneurs.

Important match ce samedi

En attendant le match du 29 novembre, le Rouge et Or se frottera cette fin de semaine aux Carabins de l’Université de Montréal. Au fil des ans, les deux formations ont développé une grande rivalité.

Lors du dernier match de la saison, il y a quelques semaines, les Carabins ont mis un terme à une séquence de 25 victoires consécutives du Rouge et Or. Les Bleus l’ont emporté 13-9, le 1er novembre, divisant ainsi les honneurs des deux duels entre les formations cette saison.

Ce samedi, dès 13 h à Sainte-Foy, les deux équipes s’affronteront lors de la finale de la Coupe Dunsmore. Le vainqueur poursuivra sa route en séries et disputera les honneurs de la Coupe Uteck le 22 novembre.

À propos de l'auteur

Yanick Michaud

Directeur de l'information

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