Bonne soirée au boulot pour Francis Lafrenière

Lafrenière a célébré sa victoire après un combat d’une grande rudesse.
Lafrenière a célébré sa victoire après un combat d’une grande rudesse.

Boxe – Francis Lafrenière (8-5-2) s’est réveillé samedi matin en apprenant qu’il est désormais classé comme le troisième meilleur poids moyen (160 livres) au Canada. Une rude victoire contre Mohammed Akrong (20-9-0) l’y a propulsé.

Le champion coteaulacois s’était mis une tonne de pression sur les épaules : en plus de vouloir donner un bon spectacle, il voulait aussi en finir rapidement de Mohammed Akrong. Or, ce dernier ne l’entendait pas ainsi. Ancien champion de son Ghana natal et d’Afrique, le visiteur n’était pas venu en touriste.

Largement supérieur en termes d’habiletés techniques et de capacités physiques, le détenteur de la ceinture du championnat des poids moyens du Canadian Professionnal Boxing Council (CPBC) a dû faire montre d’une grande persistance pour venir à bout d’Akrong et son menton en béton armé. Pendant huit rounds, l’Africain a absorbé tout ce que le « People’s champion » lui envoyait : des puissantes gauches au corps et au visage, des uppercuts et des coups directs qui faisaient souvent mouche.

La rudesse du combat a fini par avoir des répercussions pour Francis Lafrenière, en dépit de sa large domination. « Je cherchais le KO dans les premiers rounds et Akrong ne voulait rien savoir. Je me suis blessé à la main en raison de l’impact de mes coups. Cette blessure m’a enlevé un peu d’énergie et j’ai senti que j’avais moins de puissance », révèle Lafrenière.

Akrong a fini par montrer son humanité au huitième engagement. « Depuis le deuxième round, à chaque impact, il faisait un son de quelqu’un qui allait tomber, mais à chaque fois il s’en remettait, poursuit le Coteaulacois. Je commençais à me dire qu’il ne tomberait jamais. Quand il est allé au tapis pour une première fois au huitième round, je me suis dit : Enfin ! C’est un humain.» Une deuxième chute dans le même round a convaincu l’officiel Michael Griffin de mettre fin au combat.

À plusieurs occasions, Akrong a démontré toute son expérience. Ébranlé, il lançait des coups à l’aveuglette pour convaincre l’arbitre de ne pas stopper l’affrontement prématurément. « Ces attaques me déstabilisaient. Ce n’est pas quelque chose que l’on voit souvent arrivé d’un boxeur qui est assommé », explique le champion du CPBC.

Les prochains mois s’annoncent prometteurs pour le boxeur qui profite présentement de vacances dans le Sud après des semaines de préparations. Sa victoire le rapproche de son but d’accéder au championnat de la North American Boxing Organization d’ici la fin de l’année. Il aimerait aussi défendre son titre CPBC.

Lafrenière rend service à TSN

Dans son combat contre Akrong, Francis Lafrenière faisait les frais de la finale d’une carte présentée à The Sports Network (TSN). Or, alors que le huitième round se terminait, les responsables de la diffusion sur place se sont rendu compte que les pancartes qui devaient être présentées au début des deux derniers rounds étaient introuvables.

Voici un bref aperçu de la soirée d'Akrong.
Voici un bref aperçu de la soirée d’Akrong.

En passant le KO à Akrong au huitième round, Lafrenière a évité tout un malaise à TSN.

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