Création et réaménagement à l’Hôpital du Suroît

Guy Leclair et Marie Malavoy affirment à l’unisson que l’espace supplémentaire fourni par ces nouveaux locaux permettra de mieux desservir la population de Salaberry-de-Valleyfield et des environs. Cette aide concrète apportée à l’Hôpital du Suroît prouve, selon eux, que leur gouvernement surveille de près les besoins de la région.
Guy Leclair et Marie Malavoy affirment à l’unisson que l’espace supplémentaire fourni par ces nouveaux locaux permettra de mieux desservir la population de Salaberry-de-Valleyfield et des environs. Cette aide concrète apportée à l’Hôpital du Suroît prouve, selon eux, que leur gouvernement surveille de près les besoins de la région.

Octroi de 1,5 M$ pour répondre à la demande grandissante

Une unité d’hospitalisation brève (UHB) sera créée, et l’unité d’interventions brèves (UIB) en santé mentale sera réaménagée à l’Hôpital du Suroît grâce à l’octroi de 1,5 M$.

C’est ce qu’a annoncé la ministre responsable de la Montérégie, Marie Malavoy, lundi avant-midi dans les locaux de l’hôpital, qui dessert une population sans cesse grandissante. « Les besoins sont croissants, la population augmente et nous devons faciliter l’accès aux soins de santé. La population est vieillissante et nous devons continuer à corriger la situation », explique celle qui a déposé la somme de 1 530 000 $ au nom du ministre de la Santé, le docteur Réjean Hébert.

Le projet consiste en un réaménagement du rez-de-chaussée de l’hôpital afin d’y accueillir l’unité d’interventions brèves en santé mentale ainsi qu’en un aménagement de lits pour l’unité d’hospitalisation brève, qui sera située à proximité de l’urgence. Il s’agit d’un projet entièrement financé par le ministère. La somme accordée au CSSS du Suroît pour le réaliser s’inscrit dans le Plan québécois des infrastructures 2013-2023. Elle inclut les travaux de construction, les contingences, les honoraires professionnels, l’achat du mobilier et de l’équipement, ainsi que les frais administratifs contingents.

« C’est une excellente nouvelle qui s’inscrit dans l’évolution et dans la réalité de ce qui se passe dans notre urgence », a déclaré François Therrien, directeur général du CSSS du Suroît.

Une étape prioritaire

L’achalandage de l’hôpital, dont l’urgence était occupée à près de 300 % à certains moments en cette saison hivernale, dépasse sa capacité. « Cette annonce constituait la sixième phase d’un projet transitoire en dix phases visant à répondre aux besoins de l’établissement lors de sa mise à niveau planifiée pour 2020. Compte tenu d’une révision des besoins prioritaires et afin de diminuer la pression sur l’urgence, l’étape de l’aménagement de l’UIB et de l’UHB a été devancée et sera réalisée avant la troisième phase, soit l’agrandissement des laboratoires », a indiqué la ministre, au grand soulagement de son collègue et député de Beauharnois, Guy Leclair. « Nous donnons déjà beaucoup de services, mais cette annonce permettra d’en offrir encore plus », a-t-il déclaré.

Population grandissante

Tous les intervenants rencontrés lors de la conférence de presse reconnaissent que la pression est de plus en plus forte sur l’hôpital, notamment à cause de sa fréquentation par les citoyens de Vaudreuil-Soulanges. D’ailleurs, Richard Deschamps, président-directeur général de l’Agence de santé et des services sociaux de la Montérégie, a admis que 48 % des Vaudreuil-Soulangeois fréquentent l’Hôpital du Suroît. « Et le boom démographique a entraîné une augmentation de l’utilisation », a-t-il ajouté.

En ce sens, la ministre a été questionnée sur le dossier d’un éventuel hôpital dans Vaudreuil-Soulanges. Prise de court par la question et ayant en tête l’Hôpital des vétérans de Sainte-Anne-de-Bellevue, elle a déclaré que le fédéral avait aussi sa part de responsabilité dans le dossier.

C’est Nicole Marleau, présidente du CSSS du Suroît, qui a pris le relais : « Nous sommes présentement en discussion avec le gouvernement et le Conseil du Trésor. Et si Sainte-Anne-de-Bellevue se concrétise et que nous pouvons ajouter une dizaine de lits, ça viendra apaiser la demande ici. Quant à un hôpital dans Vaudreuil-Soulanges, ça améliorerait le service. Actuellement, la demande est là et il faut offrir les soins. Mais c’est certain que nous avons besoin d’un hôpital dans Vaudreuil-Soulanges. On ne peut pas le nier. »

À propos de l'auteur

Yanick Michaud

Directeur de l'information

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