Terrasse-Vaudreuil se dote d’un plafond

En dépit de la résolution votée par le conseil municipal de Terrasse-Vaudreuil, les projets de la RELIP pourraient être avalisés sans son accord.
En dépit de la résolution votée par le conseil municipal de Terrasse-Vaudreuil, les projets de la RELIP pourraient être avalisés sans son accord.

RELIP et piscine

Non content d’avoir vu échouer sa première tentative de fixer un plafond à l’investissement de Terrasse-Vaudreuil dans un éventuel projet de la Régie en équipement de loisirs de l’île Perrot (RELIP), le conseiller Jean-Pierre Brazeau est revenu à la charge cette semaine.

Rappelons que l’élu voulait d’abord fixer à 250 000 $ l’investissement de la Municipalité, mais que la résolution a été battue par ses collègues qui estimaient le montant irréaliste. Mardi dernier, Jean-Pierre Brazeau a relancé son idée, mais en ajoutant 75 000 $ au plafond, le faisant passer à 325 000 $. Cette nouvelle mouture a été acceptée majoritairement par le conseil municipal.

Le conseiller, depuis longtemps, s’inquiète des retombées d’un projet de la RELIP sur les impôts fonciers des résidents de Terrasse-Vaudreuil. Par ailleurs, tout semble indiquer que le premier projet privilégié par l’organisme sera la construction d’un complexe récréo-aquatique.

En vertu de la résolution du conseil, les représentants de la Municipalité voteraient contre l’exécution d’un projet de la RELIP si celui-ci dépasse un investissement de 325 000 $ pour Terrasse-Vaudreuil. Cependant, dans les faits, cette opposition ne pourrait être que symbolique puisque la RELIP a besoin de l’aval de trois des quatre Municipalités pour mettre sur pied un projet. Ainsi, advenant le cas que Notre-Dame-de-l’Île-Perrot, Pincourt et L’Île-Perrot votent pour un projet qui coûtera 400 000 $, par exemple, à Terrasse-Vaudreuil, celui-ci irait de l’avant.

Position symbolique

La mairesse de Terrasse-Vaudreuil, Manon Trudel, est pleinement consciente des dispositions de la RELIP et du caractère symbolique de la résolution pour laquelle elle a voté. « Je ne connais pas encore la réaction des trois autres maires sur l’île, mais je crois qu’ils comprendront ma position. Les projets qui pourraient émaner de la RELIP ne sont pas vitaux comme le sont les services pour l’eau ou encore la sécurité publique », plaide Manon Trudel.

Par contre, elle souligne que, tout comme ses homologues, elle n’a aucune envie d’endetter la Municipalité et ses citoyens. « La RELIP, rappelle l’élue, est un organe supramunicipal qui facilite l’attribution de subventions lors de la mise sur pied de projets. »

Fonctionner selon l’entente

Coprésident de la RELIP et maire de Pincourt, Yvan Cardinal affirme ne pas pouvoir commenter la nouvelle résolution votée à Terrasse-Vaudreuil. « La RELIP n’a pas reçu cette résolution et, ainsi, je ne peux pas la commenter à titre de coprésident », explique-t-il.

Cependant, il peut donner des précisions sur l’entente fondatrice de la RELIP qui a été signée par les quatre Municipalités. « La RELIP ne prévoit pas ce genre de disposition. Les quatre Municipalités ont signé la même entente, et c’est avec celle-là que nous allons fonctionner », conclut l’élu pincourtois.

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