Matt Holubowski: Le musicien bâtit sa carrière sur des bases solides

Crédit Le Petit Russe
Crédit Le Petit Russe

La rencontre avec Matt Holubowski s’est déroulée dans un sympathique café d’Hudson par un vendredi pluvieux. Dans cet antre, situé dans sa ville natale, il est relaxe. Il a l’habitude de s’y réfugier pour travailler.

À peine fait-il son entrée qu’une dame le reconnaît. Il lui sourit et entame amicalement la conversation. Un an après son expérience à La Voix, où il a été le finaliste de l’équipe de Pierre Lapointe, l’eau a coulé sous les ponts. L’auteur-compositeur-interprète a apprivoisé son immense popularité spontanée. Ça lui fait plaisir de discuter avec les gens, même si parfois cela le gêne un peu.

À pas de géants

Son expérience télévisuelle lui a fait faire un saut de géant. Il avait sorti l’album Old Man sous le nom d’Ogen, l’année précédente. Les copies se sont envolées dès qu’on l’a vu à l’émission. Celui qui veut être un musicien et non une vedette a dû refaire des copies de son premier album et cesser de faire lui-même l’envoi à la main. La demande était rendue trop forte.

Sollicité de toutes parts, il s’est retrouvé à l’affiche au Festival international de jazz de Montréal. Lors de la vente des billets, le spectacle à la 5e salle de la Place des Arts était complet en moins de 30 minutes. Le Festival de jazz lui a aussitôt proposé une deuxième date, au Métropolis cette fois-là. Celui qui avait toujours rêvé de faire un jour partie de la programmation de ce grand festival était aux oiseaux, mais un peu mal à l’aise de cette chance. Avant ça, le plus gros spectacle qu’il avait donné était devant une foule de 25 personnes et il était payé en bière.

« Je crois que j’ai bien performé, mais l’important c’est que je ne me suis pas planté. Après les deux spectacles, j’ai fait deux chansons au spectacle de clôture en hommage à B. B. King. Il y avait 50 000 personnes, là j’ai paniqué avant de rentrer sur scène », raconte celui qui pensait ne pas avoir assez roulé sa bosse pour mériter tous ces honneurs.

Des partenaires de choix

Les demandes étaient nombreuses à l’été 2015. Offres de spectacle, demandes de collaboration à des événements-bénéfice, propositions de maisons de disques… L’artiste qui tient à garder sa vision des choses et à avoir la main sur ce qu’il fait a pris quelques mois pour bien réfléchir sur l’entreprise avec qui il allait s’associer. Son choix s’est arrêté sur Audiogram.

« J’ai pris l’été au complet pour y penser. J’ai choisi cette équipe-là, car ils avaient l’air sincèrement emballé par ce que je voulais faire. Depuis le début, ce n’est que du respect pour ce que je fais et du travail sincère pour essayer de faire fonctionner les choses de la façon que je veux », énonce le chanteur qui apprécie et aime l’équipe avec laquelle il travaille.

Pour le guider et l’épauler dans sa carrière, il devenait évident qu’un agent devait entrer dans le portrait. C’est Esther Teman, rencontrée pendant son expérience télévisuelle, qui le protège et l’épaule maintenant dans ses choix et dans la gestion de son horaire, qui devient de plus en plus lourd avec la préparation d’un deuxième album ainsi que la série de spectacles déjà prévus pour 2016 et 2017. Le chanteur se trouve chanceux de travailler avec elle et avoue que c’est grâce à elle qu’il est arrivé là où il est.

Il a aussi dû s’entourer de musiciens expérimentés afin de poursuivre le développement de sa carrière musicale, avec laquelle il gagne maintenant sa vie. Depuis janvier,  le guitariste Simon Angell, le batteur Stéphane Bergeron et le bassiste Marc-André Landry sont entrés dans l’univers musical du chanteur. C’est avec eux et son réalisateur Connor Seidel qu’il s’enfermera dans un chalet au fin fond des bois à St-Zénon, pendant 10 jours à la fin du mois de mai,  pour enregistrer son prochain opus dont la sortie est prévue en septembre. Il vise entre 10 et 12 chansons qui vont chambouler les attentes des gens.

Un travail réfléchi

Les fans de l’artiste sont de plus en plus abondants : sa page Facebook compte plus de 26 000 membres. Nombreux seront les heureux lorsque sortira le premier extrait radio The king, le 9 mai. Une chanson plus rythmée et alternative que ce que l’artiste nous a habitué. Il s’est inspiré de ce qu’il a vécu, il y a un an et demi, quand il n’arrivait pas à trouver un emploi de barman malgré son baccalauréat, ses sept années d’expérience en services et ses nombreux voyages. La chanson abordera le thème des promesses et des déceptions.

« J’ai attendu longtemps pour lancer mon album. Je pense que c’est mieux des fois de se retirer de l’œil public et de revenir avec quelque chose de bien. Je veux faire de la musique pour de vrai, pas juste ramasser ma paye. Je veux créer de la signification dans ma propre vie et peut-être dans la vie des autres », conclut celui qui promet un album très différent de son premier et de ce qu’on a pu voir de lui à la télévision.

Matt Holubowski sera en spectacle le 25 mars 2017 à la salle Albert-Dumouchel. Les billets seront mis en vente le 30 mai prochain.

À propos de l'auteur

Vous aimerez également

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité
En savoir plus
PUBLICITÉ