Yanick découvre l’univers de Paul

Parfois tu tombes sur quelque chose et tu tombes de haut.

Tu regardes le phénomène de loin et tu te dis que ça te tente plus ou moins d’investiguer, d’aller explorer. Juste de voir ou de tâter.

Ils étaient plusieurs à me rebattre les oreilles à propos de Rabagliati.

Essaie Yan, tu vas voir. C’est bon. Ça se lit vite et bien.

Oui, mais ce sont des bandes dessinées. C’est quelque chose d’autre. C’est pour les autres.

Puis, j’ai lu, depuis un an et demi environ, les chroniques de l’excellent Jean-Dominic Leduc qui démystifie dans les pages de Première Édition, chaque semaine, le monde du 9e art.

Des fois je me disais, tiens, celle-là, ça me tenterait de lire ça.

Des superhéros, des vilains, des comiques, des aventuriers, des Vikings.

Mais Paul. Bof! Non. C’est pour les autres. Pas pour moi. Pas d’action.

Puis, j’ai rencontré il y a environ une semaine et demie, Michaël Grégoire qui enseigne le Français à la Cité-des-Jeunes. Michaël n’aime pas Paul. Il l’adore. C’est une passion, je dirais.

On jase et il me vante les dessins de Michel Rabagliati. C’est l’auteur de la série Paul. Je l’écoute au début pour le bien de mon article, puis, soudain, il sort deux, trois, vingt mots qui m’accrochent. C’est Michaël à la pêche.

Montréal, Beau Dommage, contemporain, naissance, univers fascinant, identitaire, histoire, Rosemont, touche les gens. Puis je ramasse un Paul.

Je regarde les dessins en premier. Puis, j’accroche sur un dialogue. Je tourne les pages. Je reconnais Montréal. Je reconnais le Québec. Je reconnais des histoires que tout le monde aurait pu vivre. Je me reconnais un peu.

Un dimanche à la bibliothèque

Dimanche, jour de la fête des Mères. L’épouse est avec notre grande à une compétition. Je suis à la maison avec le loup et l’oursonne.

« On va à la bibliothèque? »

J’ai un roman en retard et on désire passer le temps par cette journée frisquette.

« Oui papa! »

C’est en arrivant que je repense à Paul. J’ose une randonnée dans la rangée des bandes dessinées et je tombe sur Paul. Je tombe de haut.

Une fois les livres remballés, de retour à la maison, je plonge.

Vous dire la vitesse avec laquelle j’ai dévoré Paul a un travail d’été. Fascinant. Heureusement, j’avais également prévu emprunter Paul à la pêche. Et bang! Encore plus vite. Encore mieux.

Et moi de me demander si la bibliothèque est encore ouverte pour y retourner et m’approprier les titres restants.

Heureusement, l’épouse est arrivée. C’était la fête des Mères et on a soupé, on a chanté bonne fête  maman et on a jasé de Paul.

Je l’ai suggéré à l’épouse.

Elle a travaillé dans un camp d’été. Elle se reconnaîtra.

On parle aussi de la naissance de la fille de Paul. Elle se reconnaîtra.

C’est identitaire. Et elle va aimer ça. J’en suis persuadé.

Paul, c’est pas pour les autres. C’est pour tout le monde. Pour ceux qui veulent se reconnaître dans le Québec.

Bravo Michel, merci Jean-Dominic et Michaël et surtout, à bientôt Paul.

À propos de l'auteur

Yanick Michaud

Directeur de l'information

Vous aimerez également

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité
En savoir plus
PUBLICITÉ