Une ovation debout chers catholiques!

J’ai 42 ans. Bientôt 43. C’est le 4 juin. Notez-le. Mais, ce n’est pas l’objet de mon éditorial cette semaine. Notez-le quand même.

Non, ce que je veux dire, c’est qu’en 42 ans, j’ai vu quelques messes. Plus que trois disons. Mais moins qu’un million. Quelque part entre les deux.

Mais ce que j’ai vu la première fois dimanche dernier en assistant à la messe à l’église Très-Sainte-Trinité, c’est une ovation debout. Une ovation bien sentie. Pas forcée. Elle venait du cœur celle-là. Et elle était dédiée à un homme de cœur. Notre curé, l’Abbé Normand Bergeron.

À la toute fin de la liturgie, il a remercié ses ouailles, paroissiens, fidèles, pour la vague d’amour reçue dans les derniers jours. Et d’emblée, cette clameur, ces applaudissements fournis et ce raz-de-marée d’émotions. Bien senties. Des larmes, des applaudissements encore et des accolades.

Aimer son curé

C’est que Normand Bergeron est un curé apprécié. Les fidèles, nous aimons notre curé. Son implication, sa verve, son sens de l’humour.

Je ne suis pas le plus pratiquant des catholiques de Vaudreuil-Dorion, ni même de la paroisse Saint-Michel. Mais c’est l’épouse qui est l’organiste déléguée chaque dimanche. Ma torpille a effectué sa première communion récemment. Sa deuxième dimanche dernier. Mes trois loups ont été baptisés à Très-Sainte-Trinité, nous effectuons les parcours de pastorale, je grimpe parfois les marches de l’Oratoire à genou. Je crois. Je suis un croyant.

Et je crois en la bonté de Normand. Chaque fois qu’on le croise, il a un bon mot, un sourire, une poignée de main franche et sincère.

Il joue du piano, participe à la médiation culturelle, joue le jeu lors des Seigneuriales, il aime ses paroissiens et ceux-ci l’adorent en retour.

Tout ça pour dire que même si je ne suis pas à la messe chaque dimanche, j’aime quand c’est notre curé, éveillé, engagé et bon, qui est là.

Pourquoi nous l’enlever?

Alors, pourquoi nous départir de Normand. Nous l’enlever.

Je ne veux pas m’attirer les foudres de notre Évêque. Qui veut se mettre l’évêque à dos? Mais je me permets de lui demander les raisons derrière cette décision. Pourquoi dégarnir une paroisse qui va bien, en pleine expansion, dotée d’un dynamisme certain, pour redorer le blason d’une autre?

Il y a sûrement une explication plausible. Je n’en doute pas beaucoup. Mais, est-ce possible que d’autres curés auraient pu être investis de la mission à la Cathédrale? L’est-ce?

Monseigneur Noël Simard a demandé à Normand Bergeron de transférer ses pénates à Valleyfield.

Ça a fait beaucoup jaser. Ça a soulevé la vague dont je vous parlais plus tôt. Mais il y a aussi une pétition qui circule. Des fidèles ne veulent rien savoir de perdre Normand Bergeron. Et ils sont nombreux à penser en ce sens.

Une rencontre spéciale

J’écris cet éditorial quelques heures avant une rencontre spéciale prévue à l’église mardi soir.

J’aurai peut-être des réponses à mes questions à ce moment. Que ce soit un peu plus clair.

Mais ce que je pense aussi, c’est que l’Évêque entendra la complainte des paroissiens qui désirent continuer cette belle relation avec l’Abbé Bergeron.

Je serai à cette rencontre mardi. Et je vous tiendrai au courant. Mais j’espère que nous serons nombreux et que nos prières seront entendues.

À propos de l'auteur

Yanick Michaud

Directeur de l'information

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