Revenir à la base et retrouver son plaisir

Lire, écrire, les vacances de Noël, un feu de foyer, une couverture confortable, ça me parle énormément.

J’ai eu la chance la semaine dernière d’être reçu par une soixantaine de jeunes écoliers de Vaudreuil-Dorion qui voulaient entendre parler du processus d’écriture.

Dans trois classes d’autant de gentilles enseignantes, j’ai expliqué en quoi consiste mon métier. Qu’est-ce que je fais pour mieux écrire chaque jour?Àquel endroit je trouve mon inspiration?

Et ça m’a permis de retrouver un peu la base de ce que je fais.

On ne devrait pas, mais parfois, à force de travailler sur le même métier jour après jour, on en oublie son plaisir. Ça arrive presque à tout le monde.

Et de me pencher sur mon travail m’a permis de retrouver le sourire. La joie que j’ai de faire ce magnifique métier.

J’ai une passion pour l’écriture et j’ai la chance d’être payé pour le faire.

Et quand l’envie m’en prend (et que j’ai un peu de temps à m’accorder), j’erre dans les interstices de la fiction.

Rencontre enrichissante

Je le disais à mes jeunes écrivains et écrivaines en herbe, il y a plein de petits trucs. Mais le plus important c’est d’écrire chaque jour. Pour ne pas perdre la touche. Pour alimenter son imagination. Pour se faire la main, pour améliorer et peaufiner son propre style.

On prend des notes, on écrit à la main avec un stylo que l’on chérit, sur une tablette, un clavier. Qu’importe, on écrit. Tout ce qui nous passe par la tête.

Sauf les commentaires pernicieux sur Facebook, mais ça, c’est un tout autre débat. C’est certain qu’il faut aimer ça, écrire, mais quel plaisir de laisser aller ses idées dans un but noble.

Et il faut également lire. Pour améliorer son vocabulaire, pour trouver d’autres sources d’inspiration.

J’ai vu des jeunes qui aimaient les Lamborghinis, d’autres les chevaux, le soccer, le hockey, les chanteuses populaires ou la science-fiction.

Tout est sujet, mes amis, à écrire. Tout est sujet à lire.

Si je dis que j’ai eu la chance de les rencontrer, c’est qu’ils m’ont ouvert les yeux sur ce plaisir que je mettais un peu de côté.

Par manque de temps, d’entrain.

Mais cette fois, j’ai remis l’épaule à la roue et surtout de l’encre dans la plume. J’écris, encore plus chaque jour. J’ai retrouvé cet état de grâce que me donne cette belle folie qu’est l’écriture.

Dis-moi ce que tu lis…

Àl’occasion, vous savez j’aime le faire, je vous écris à propos de lecture.

La dernière fois, je pense que ça remonte à cet été, l’été que nous n’avons presque pas vu passer, en raison de la pluie. Ainsi, la dernière fois, je vous demandais des suggestions de lecture pour les vacances.

Si on faisait de même pour les vacances des Fêtes?

Ça vous dit?

J’ai déjà quelques idées, mais j’attends aussi vos suggestions.

Et en voici quelques-unes pour vous.

J’ai eu la chance de découvrir un auteur irlandais, Sam Millar, qui fixe ses aventures dans la ville de Belfast. Un Belfast sombre, inquiétant, pas toujours très accueillant. C’est son détective privé Karl Kane qui nous entraîne dans les méandres (les interstices) de Belfast.

Meurtres, coups de feu, bagarres, autopsies, chicanes en hauts lieux.

Certes, il faut aimer le genre, mais quand on se fait prendre, l’étau se resserre et on ne veut pas lâcher la série.

J’ai lu les trois premières aventures de Kane avec délectation et, tel un supplice que je m’impose, je garde le quatrième tome, et dernier en lice, pour me détendre pendant la pause de Noël.

J’ai également eu la chance de m’entretenir (vous avez lu l’article) avec l’excellente Judith Bannon il y a quelques semaines. La romancière de la région a participé à la réactivation de ma flamme pour l’écriture.

Parlant de brasier, elle allume les passions chez ses nombreuses lectrices et celles qui n’ont pas eu la chance d’entamer les histoires de Judith doivent se procurer (ou demander les livres à Noël) ses romans qui se lisent dans le temps de le dire.

Même l’épouse ne m’accorde plus de temps quand elle tombe dans le piège des aventures de Judith. C’est à lire.

Merci à toi Judith.

Merci à tous ceux qui tissent des histoires pour nous faire voyager.

Merci aussi à tous ces jeunes auteurs de la quatrième année de l’école Harwood qui m’ont allumé avec leurs questions, leurs propos, leurs yeux étincelants. Merci enfin à leurs enseignantes de transmettre cette passion.

J’attends vos suggestions de lecture au ymichaud@viva-media.ca.

À propos de l'auteur

Yanick Michaud

Directeur de l'information

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