Quand ça tourne à la bisbille et à la zizanie

J’écoutais ma collègue me raconter les petites chicanes qui minent le bon esprit dans une municipalité de la région.

Un bel endroit, bucolique, avec vue sur l’eau, le fleuve, ses affluents.

Et on en vient aux prises pour des pacotilles. Des brindilles.

Vous aurez le loisir de lire le reportage de ma collègue en page 4 de L’Étoile.

Mais je ne veux pas taper sur cette municipalité exclusivement.

Parce que des chicanes de clocher, des guéguerres intestines, des prises de bec, il y en a partout.

J’ai appris, au fil des douze dernières années, à couvrir la politique municipale, à manœuvrer à travers les méandres des mésententes. Des accusations envers l’un, des volées de bois vert pour l’autre, des voitures qui flambent, des effusions de cris lors des séances de conseils municipaux.

Et ça continue

Et il y a les élections municipales qui arrivent à grands pas.

On sent déjà que la moutarde va monter dans bien des nez.

Les couteaux vont voler. Bas, haut, dans le dos. Et ça va saigner pour plusieurs.

Des maires vont devoir affronter des candidats qui l’ont entre les dents, le couteau. Des conseillers établis depuis des lustres, sans opposition, toujours par acclamation vont devoir livrer de chaudes luttes.

Et ça ne sera pas toujours beau.

Les citoyens, les candidats, les médias, devront trouver un moyen d’y voir clair. De ne pas sombrer dans une sorte de sarcasme dégoulinant qui pourrait laisser un goût amer.

Parce qu’il y a moyen de s’affronter sans tomber bas. Sans porter des coups illégaux et sans toujours faire porter l’opprobre à l’adversaire.

J’ai hâte de voir.

En fait, je dis que ça arrive à grands pas, mais nous avons le temps. C’est en novembre que les hostilités auront lieu. La fin des hostilités. Le résultat tombera le 5 novembre.

Et les chialeux de l’ombre

Je vous parle aussi de ceux qui me rencontrent et me traitent, indirectement, de tendancieux.

On trouve que je ne vilipende pas assez les élus en place. Que j’ai peut-être, soupçon à peine voilé, un parti-pris.

Bon, on va remettre quelque chose au clair. Une fois de plus. Parce que je le dis souvent. Comme directeur de l’information de la plus importante entreprise de presse de la région, je ne peux, (et ne ferai jamais), prendre position. Publiquement.

Je dois demeurer neutre, impartial, et mes opinions écrites doivent l’être. C’est un devoir de réserve que je me donne.

Et ça ne m’a pas empêché d’interpeller, à l’occasion, les élus. Dans quelques dossiers où il fallait que les médias jouent au chien de garde. Je l’ai fait. Et je le referai.

Alors, quand un lecteur me rencontre et me susurre, tout bas, parce que lui-même peine à prendre position publiquement, que je ne scrute pas assez les manières de faire et que je ne remets pas en doute le développement d’une ville ou d’une autre, je lui dis, parle-moi. Allez. On va jaser.

Écris-moi un courrier du lecteur. Invite-moi à un café-discussion ou je t’écouterai et livrerai tes impressions et opinions, à titre de citoyen, sur ta ville.

Si personne ne m’appelle, s’il n’y a pas d’opposition, si chacun chigne en silence dans le confort de sa maison, je ne peux pas deviner ce que vous pensez de ce qui se passe chez vous.

Quant aux autres médias qui lancent de telles accusations, je dis la même chose. Appelle-moi, on va jaser. Entre adultes. Entre gens de communications. Entre journalistes d’expérience.

Mais c’est certain que lorsque tu es resté accroché aux années 70 et que tu aimes laver ton linge sale en famille sur tout et sur rien, c’est pas facile.

Il y a un pas à franchir.

Bisbille et zizanie

Voilà, c’est ce que j’avais à dire sur ces chicanes qui durent et ne cesseront pas de sitôt.

Va falloir s’y faire. Surtout lorsqu’on voit que la puissance mondiale vient d’élire un politicien qui carbure à la chicane, aux affrontements et aux coups bas. Je me sens si petit parfois.

Est-ce qu’on va pouvoir y changer quelque chose? Je me questionne.

Mais j’ose espérer que les gens verront clair et qu’il est parfois plus facile de régler les choses en se parlant face à face, plutôt qu’en poignardant, en traître, dans le dos.

À propos de l'auteur

Yanick Michaud

Directeur de l'information

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