Pas toujours aisé de prendre la route

Je regardais cette nouvelle sur la compagnie de transport CAT qui a reçu un nouveau prix prestigieux.

Puis je me suis rappelé mon voyage de l’été dernier avec l’un de leur chauffeur, en route vers le Texas, avec Don Simpson, pour un reportage.

Puis je me suis rappelé que, plus jeune, j’aurais aimé travailler dans un domaine qui m’amenait à voyager. Prendre la route souvent, l’avion, les hôtels, les bagages. La vie dans les valises.

Puis je me suis rappelé qu’aujourd’hui, j’ai trois grands loups à la maison et que c’est difficile de partir si souvent quand on est attaché à sa meute.

J’ai une épouse que j’adore aussi. Je vous l’ai déjà dit. Et je lui dis souvent. Mais je tiens à lui répéter ici, parce qu’elle me manque quand je suis loin de la maison et qu’une chance qu’elle est là, parce que je ne pourrais faire ce métier que j’adore.

Sur la route encore

Je vous en parlais dans un récent éditorial. J’arrive des Jeux du Québec.

Une douzaine de jours loin de la tanière. Et mon épouse qui garde le fort. Avec une grande qui entre dans l’adolescence, un loup qui emmagasine pratiques et matchs de hockey et une Chouchoune qui se tape une sinusite.

L’épouse, souriante, me rassure : Tout va bien gros loup.

Et la semaine dernière, relâche. Elle est à la maison, avec les loups qui trouvent froid, le froid qui persiste et qui signe. Et moi, je travaille. Je fais ce que je peux pour être à la maison tôt, mais c’est pas toujours évident.

Et enfin, il y a aujourd’hui, cette semaine. J’écris cet éditorial lundi soir, il est presque mardi matin. Dans la chambre d’une auberge, loin de ma maison. Je suis à nouveau sur la route, pour un tout autre reportage, d’un tout autre ordre.

Et l’épouse qui me donne sa bénédiction lundi en après-midi : Vas-y mon gros loup, je garde le fort.

Comment je vous expliquerais ça?

Je l’aime cette femme là. Je le dis souvent, je lui dis, je le répète, mais je l’aime. Elle est exceptionnelle.

Je t’embrasse et j’embrasse mes louveteaux. Je pars l’esprit un peu plus tranquille quand je sais qu’ils sont avec toi.

Mais ce n’est pas évident de les laisser derrière moi chaque fois que je dois engloutir les kilomètres.

De la neige

J’écris ça en ignorant si finalement il va neiger. Si, finalement, elle va tomber cette fameuse tempête.

Quand je le verrai, il sera trop tard pour changer cet éditorial, qui sera en route vers l’imprimerie.

Et moi, de toute manière, je serai sur la route pour poursuivre ce reportage dont je ne vous parlerai pas tout de suite. Je garde un peu le secret.

Mais, beau temps, mauvais temps, j’irai de l’avant, avec mes collègues, qui, elles non plus, n’ont pas très froid aux yeux.

Il en va de cette mission très spéciale.

Mais la météo et Dame nature ajoutent à ce stress dont nous nous serions passé. On se croise les doigts pour que la tempête passe son chemin.

sinon, ça va

Sinon, ça va bien. J’ai une belle équipe de journalistes au bureau qui font un travail exceptionnel quand je ne suis pas là. Eux aussi ils gardent le fort.

Bravo ma gang. Vous aussi vous comptez pour moi.

Et il y a le reste. La Saint-Patrick qui s’en vient, ma tradition préférée. On célébrera ce week-end. Tout le monde sera Irlandais en fin de semaine.

Le printemps qui va sûrement finir par arriver, pour vrai et nous amener le hockey des séries.

Et il y a le carême qui se poursuit. Pas de bière pour moi cette année. Jusqu’à Pâques. Pas facile.

Surtout en ce lundi soir, presque mardi matin, seul dans ma chambre de cette magnifique auberge. J’ai la gorge un peu sèche et je prendrais bien une bière pour relaxer.

Pour apaiser cette peine de savoir mes loups loin de moi.

Pour apaiser le stress de la route prévue demain.

Pour pouvoir mieux dormir.

Mais je vais faire de beaux rêves pareil.

Je vais rêver à ce métier que j’adore.

À mon épouse que je vénère.

À mes enfants qui sont ma prunelle.

À ce reportage que j’ai bien hâte de vous présenter.

Soyez patients, ça ve venir très rapidement. On vous livre ça bientôt.

Vous aimerez bien ça le lire dans votre journal de la semaine prochaine.

C’est une promesse que je vous fais.

Bonne semaine. Soyez prudents.

À propos de l'auteur

Yanick Michaud

Directeur de l'information

Vous aimerez également

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *