Jeux du Québec – Des sourires qui valent une médaille d’or

Ça arrive de croiser des enfants qui semblent blasés. Peu souriants. Peut-être pas désabusés, mais peu enclins à y aller d’un hop la vie.

Cette semaine, je vous écris de Drummondville. J’y suis pour prendre part aux Jeux du Québec. Cette magnifique aventure sportive. C’est la 50e Finale. C’est ma 7e à titre de journaliste et ma 3e comme agent d’information de la délégation du Sud-Ouest.

Et cette semaine, des enfants qui ne sourient pas, je n’en vois pas.

Ils chantent, ils dansent, ils s’amusent. Ils font du sport et ils aiment ça. Ils rient, ils jouent. De là à dire que le sport c’est la vie, une richesse, il n’y a qu’un pas. Que je franchirai. Au pas de course. D’un coup de patin. En effectuant une vrille avant. En balayant la glace. En plongeant du haut du tremplin. Un pas que je franchis avec le sourire aux lèvres.

On me demande souvent pourquoi je viens ici, pour les Jeux du Québec.

J’ai 41 ans, trois enfants, une épouse qui doit prendre en charge la marmaille pendant 10 jours. Parfois j’hésite. Mais pas longtemps. Je viens pour la passion. Pour le sourire.

J’ai un rêve

Je dis que j’ai un rêve. En fait, j’en ai trois. C’est de voir, un jour, mes enfants, les trois, entrer à la cérémonie des Jeux, les étincelles dans les yeux, la passion au cœur, le feu dans les jambes et le sourire aux lèvres. Je veux voir Jade aux compétitions d’été nager plus vite qu’une torpille. Je veux voir Loïc, aux jeux d’hiver, marquer un filet d’un puissant tir de la ligne bleue. Et je veux aussi voir Elia lever les bras dans les airs sur la plus haute marche du podium.

À ce moment, c’est moi qui aurai le sourire. Peut-être une larme de joie aussi, mais ça, c’est autre chose.

Et s’ils ne nagent pas vers la victoire, s’ils ne marquent pas un filet, s’ils n’atteignent pas le podium, je serai quand même ravi. Ils auront eu du plaisir. Ils auront souri, chanté, dansé, joué.

Pour les enfants

En fait, les bénévoles, les membres du comité organisateur, les entraîneurs, les fabuleux missionnaires, les officiels, ils viennent au jeu pour cette raison. Pour les jeunes. Les enfants, les athlètes.

Pour qu’ils puissent vivre leur passion. Vivre dans un monde ayant adopté de saines habitudes de vie. Vivre dans un monde en santé.

J’aime les Jeux du Québec. Je les aime d’amour. Et même si les journées sont parfois longues. Même si les émotions sont à fleur de peau. Même si je m’ennuie de mes propres enfants, de mon épouse. Même si la bouffe de cafétéria devient lassante. La colonne des plus est toujours en première position. Sur la plus haute marche du podium.

Et vous devriez venir voir. Des enfants qui sourient, il n’y a rien de plus beau dans un monde parfois truffé de mauvaises nouvelles.

Bons Jeux les souriants athlètes.

À propos de l'auteur

Yanick Michaud

Directeur de l'information

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