Comprendre les arbitres et compatir

Pas facile la vie d’arbitre. Le rôle des modérateurs, des juges, des animateurs. Pas facile quand les gens ont des partis pris et qu’ils appuient aveuglément leur préféré.

J’ai vécu l’expérience d’un débat à deux candidats la semaine dernière et dans ma tête de directeur de l’information, de modérateur, d’animateur, je crois avoir fait un bon travail.

Même avec le recul, une semaine plus tard, je ne changerais rien.

J’ai été le plus impartial possible, dans ce qui pouvait être fait.

Le soir même, quelques heures après le débat, j’ai dormi du sommeil du juste. Le cœur, la tête en paix. L’esprit du devoir accompli, du travail bien fait.

C’est le lendemain que des citoyens, des partisans de l’un et de l’autre des candidats ont cru voir en moi le protecteur de l’un ou l’autre desdits candidats. J’ai, pour ainsi dire, un peu poigné les nerfs. Que l’on m’accuse d’avoir eu un préféré, alors que je me fais un devoir de nourrir le citoyen d’informations essentielles, que je suis neutre chaque fois que je prends la parole, ici ou en public, ça m’a fait de quoi.

J’ai exprimé le tout sur Facebook. J’aurais dû attendre, tourner le clavier sept fois autour de ma bouche, mais avec le fil, je me serais peut-être étouffé.

J’ai donc lancé une charge à l’endroit de ces doigts accusateurs.

Et vous avez été plusieurs, je vous en remercie, à me dire que j’avais agi et travaillé de manière neutre et professionnelle. Je suis un gars intègre et je ne voudrais pas que les gens aient une autre image.

J’ai déchoqué depuis et si c’était à refaire, ce serait le même scénario.

Un travail bien fait

Si je parle de mon travail, ça n’enlève absolument rien à celui de mes collègues qui ont été extraordinaires au cours de cette soirée.

Tout était prêt au moment de la mise en ondes. Un problème de technologie nous a joué un peu dans les oreilles, mais sinon, la technique, les réseaux sociaux, la couverture, tout avait été prévu pour offrir aux citoyens de Vaudreuil-Dorion un débat au cours duquel ils devaient se faire une idée de celui pour lequel ils allaient voter le 5 novembre.

Merci aux collègues de VIVA média et à ceux de TVSO qui ont été brillants.

On voit souvent l’animateur à l’avant-plan, mais il ne faut pas oublier tous ceux qui font un aussi gros travail derrière la caméra.

Je vous lève mon chapeau et moi, c’est pour vous que je vote.

Merci également aux candidats qui ont accepté avec grâce de participer à cet exercice démocratique.

Pas facile pour eux non plus. On parle de toute une campagne dans Vaudreuil-Dorion. Ça brasse, autant dans les débats auxquels ils participent, que sur les réseaux sociaux.

On y va de charges virulentes, d’accusations, de coups portés, parfois bas, parfois au menton.

Mais, ne perdez pas le cap, messieurs, et allez-y de vos engagements.

Cessez de vous en prendre à l’équipe ennemie et parlez-nous de ce que vous allez faire pour permettre aux Vaudreuillois de voter pour vous et de s’en réjouir après coup.

Il reste un petit sprint. Surprenez-nous.

Prompt rétablissement

Toujours en politique, mais cette fois sur la scène provinciale.

Notre députée de Soulanges et ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie, ouf, attendez, ce n’est pas fini, ainsi, que ministre responsable de la région de la Montérégie, Lucie Charlebois a souffert lundi soir.

Notre colorée politicienne a subi un malaise. Attablée qu’elle était dans un restaurant du Vieux-Québec, Lucie s’est sentie faible et s’est effondrée.

J’écris cet éditorial mardi midi et on me dit qu’elle va bien. Qu’elle va mieux. Et je m’en réjouis.

Elle est hors de danger et c’est parfait.

Lucie, prends soin de toi.

C’est difficile la vie de politicien. C’est beaucoup de stress. C’est toujours de la nervosité. De la pression.

Prompt rétablissement. Prends soin de toi, pense à toi et aux tiens.

Tout ça pour dire que c’est difficile également la vie de modérateur. C’est beaucoup de stress. C’est toujours de la nervosité. De la pression.

Mais je prends soin de moi et je pense surtout à ma famille, mes loups, qui à tout coup réussissent à me faire sourire. Je prends soin d’eux.

À propos de l'auteur

Yanick Michaud

Directeur de l'information

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