Une vitesse grand V qui est imparfaite

Sympathique, un visage qui inspire la confiance. Pas fendant pour deux cennes. Au contraire, très affable, il a pris son temps pour répondre aux questions. Deux fois. Problème d’enregistrement.

Le nouveau ministre des Transports est jeune, et il n’a pas l’arrogance que quelques-uns de ses collègues démontrent parfois lorsqu’ils rencontrent des journalistes en région.
André Fortin, je l’ai bien aimé.

Mais il n’est pas parfait. En fait, personne ne l’est. Il répondait à nos questions, mais jamais en allant trop loin. Jamais en proposant une solution. Toujours en disant, nous allons voir ce que nous pourrons faire. Nous allons étudier ceci. Nous allons regarder cela. Nous allons travailler sur ce projet en temps et lieu. Nous pencher dessus.
En même temps, pour un politicien, c’est peut-être ça la perfection.

Il faudra attendre

Chose certaine, nous devrons attendre. Des réponses. Des actions, des mouvements.
Lundi, lors de sa rencontre avec les journalistes de la région, le ministre était accompagné, entre autres, de Lucie Charlebois. Lucie est également parfaite dans ce domaine. Et mutuellement, on se fait bien rigoler.

Elle sait que j’attends des réponses. Elle m’en donne. Elle sait qu’elles ne sont pas complètes, et elle sait aussi qu’elle ne m’en dira pas plus.
Nous savons tous les deux que même si ça bouge à la vitesse grand V, au gouvernement, la vitesse grand V, c’est comme de la mélasse. Tu bouges, tu fais des efforts, mais c’est long. C’est très long.
Tellement long, que le plan clinique sur lequel on dit travailler depuis près de deux ans est déjà vétuste, ou presque. L’explosion démographique est si rapide que le plan ne suit pas.
Il faut déjà l’adapter.
Peut-être qu’on fera l’hôpital plus gros parce qu’il y aura plus de monde à desservir. Peut-être qu’on offrira plus, parce que les gens affluent à la vitesse grand V. Pour vrai cette fois.
Imaginez, les maisons se construisent plus vite, les camions de déménagement roulent plus vite qu’on ne réussit à monter un plan clinique.
Au gouvernement, c’est peut-être la réalité, et c’est peut-être la perfection, mais c’est grandement décevant quand on attend, encore et encore.
Alors pour l’instant, pour l’hôpital, on verra bientôt, pour le pont de l’Île-aux-Tourtes, il faudra voir, pour l’autoroute 20 à L’Île-Perrot et Dorion, c’est à regarder de près et pour Monseigneur-Langlois, on attend la fin du projet-pilote pour jeter un œil.

Un peu de fierté

Pour patiner vers un autre sujet, je vous reviens avec ma fierté d’être Québécois, d’être Canadien quand vient le temps des Olympiques.
En fait, n’allez pas croire que je suis fier seulement deux semaines aux quatre ans. Je suis fier de vivre ici.
Plus que certains.
Et autant que l’un de nos lecteurs. Claude Vallée. Un fier Québécois.
Il m’a appelé l’autre jour et force est d’admettre que j’étais bien d’accord avec lui.
Il m’a parlé de l’état des drapeaux qui flottent au-dessus de certains de nos édifices publics. « Nos drapeaux ont l’air de guenilles. Nous n’avons pas de fierté. C’est déplorable », m’a-t-il lancé.
Il a fait bouger des employés d’hôtels de ville de la région qui ont accepté de changer leur étendard. Qui avait besoin d’une cure de jeunesse.
Parfois, m’a-t-il aussi mentionné, il ne reste que deux fleurs de lis sur les drapeaux du Québec, ou un seul côté rouge sur l’unifolié canadien.
Récemment, alors que l’on célébrait le jour du drapeau, en janvier, je m’étais fait les mêmes remarques. Sans mentionner qu’il y en a très peu qui flottent.
Peut-être devrions-nous prendre exemple sur d’autres nations qui vouent un certain respect, sinon un respect certain à leur étendard.
Et pas seulement deux semaines aux quatre ans ou le 24 juin et le 1er juillet.
drôle d’hiver
En terminant, parlons de cette pluie de février qui s’est abattue sur nous depuis les derniers jours.
Drôle d’hiver. Énormément de neige, un redoux hâtif.
Croisons nos doigts pour ne pas revivre les cauchemars d’avril et mai dernier. Les inondations qui laissent des sinistrés pantois depuis près d’un an. On regarde leur dossier au gouvernement. Et croyez-moi, ça avance à la vitesse Grand V.

À propos de l'auteur

Yanick Michaud

Directeur de l'information

Vous aimerez également

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *