Valspec: Claudéric Provost dirigera le show

À partir du 1er juin, Claudéric Provost dirigera l’ensemble des opérations chez Valspec à titre de directeur général. Après 15 ans à l’organisme, le passionné a gagné la confiance de son prédécesseur Jean-Pierre Leduc et du conseil d’administration.

Jean-Pierre Leduc, comme directeur général de Valspec, et Claudéric Provost, comme directeur de la programmation, ont toujours eu une relation père-fils. Leurs rapports étaient basés sur la vérité et le partage d’une passion commune, avec une dose de discussions enlevées quand les deux n’avaient pas nécessairement la même opinion. Cette image d’une entreprise familiale se perpétue dans la passation de la direction générale.

Jean-Pierre Leduc ne se retire pas complètement. Il restera président du conseil d’administration et directeur administratif. Cela lui permettra d’épauler Claudéric Provost et de lui prodiguer encore quelques petits conseils, avant de se retirer complètement. L’homme de 64 ans est bien conscient que le rideau tombera bientôt sur sa longue carrière. Après 40 ans à surveiller chaque petit détail, une autre personne doit diriger le show avec sa fougue afin de pousser Valspec encore plus loin.

Un choix qui s’impose

« Claudéric c’est un créatif. Il a un sens artistique plus large que le mien. C’est un fatigant, car il est extrêmement pointilleux. Il voit des affaires que moi je ne vois pas. Il est extrêmement têtu, mais ça, je ne peux pas lui en vouloir, parce que j’ai la tête pas mal dure moi-même. Je pense que c’est utile dans ce métier-là », de révéler Jean-Pierre Leduc, à propos de son fils professionnel.

Le choix de Claudéric Provost pour la direction générale était une évidence. Ce n’est qu’à l’automne 2016 que Jean-Pierre Leduc s’est senti prêt à passer les rênes à son dauphin. Valspec a fait appel à la firme Socosis, spécialisée en management et ressources humaines, pour gérer la transition ainsi que pour redéfinir les tâches de l’équipe.

« Il fut un temps où je faisais un one-man-show. Je contrôlais même la température de la salle. Il y a même eu une époque où l’on avait décidé de faire la technique nous-même, rigole Jean-Pierre Leduc. La structure de Valspec s’est bâtie de façon empirique au fur et à mesure qu’il y avait de plus en plus d’activités et de plus en plus de shows. C’est devenu une très grosse affaire. On était rendus au stade de mettre de l’ordre là-dedans pour que cela soit efficient. »

La décision entérinée officiellement par le conseil d’administration, le 5 avril, le diffuseur a fait l’annonce le jour même où la programmation de la nouvelle saison était envoyée aux abonnés. Brochure dans laquelle Claudéric Provost signe le mot du diffuseur à titre de directeur général et artistique.

« Chaque année, j’ai l’habitude de dire que la nouvelle saison est la meilleure que nous ayons préparée à ce jour. Et bien, cette saison ne fait pas exception! Au cours des derniers mois, nous avons assisté à plus de 100 spectacles à travers les salles ainsi que les nombreux événements et festivals de partout en province afin de vous présenter le meilleur des arts de la scène », écrit-il.

Une vraie alternative

Le diffuseur n’a plus rien à envier aux salles de la métropole. Les artistes qu’il propose étant les mêmes et l’expérience en salle est rendue de haut niveau. Valspec a d’ailleurs récolté deux nominations au gala de l’ADISQ en 2015 et en 2016.

Le diffuseur a débuté en 1976, en présentant 8 spectacles avec un budget de 8000 $. Quarante ans plus tard, le budget de la salle de spectacle est d’environ 2,5 M$ et Valspec accueille environ 150 spectacles dans ses trois salles : Albert-Dumouchel, Cabaret d’Albert et le Café chez Rose. Cela est sans compter les spectacles extérieurs et les collaborations avec d’autres organismes.

Valspec s’est toujours donné la mission d’être un diffuseur régional. Tous les spectacles ne rapportent pas nécessairement de l’argent, le mandat étant d’offrir de la culture à tous les citoyens de la région et non seulement aux résidents de Salaberry-de-Valleyfield. Les citoyens des diverses villes de la MRC de Vaudreuil-Soulanges sont nombreux à fréquenter les salles de Salaberry-de-Valleyfield comme le prouvent les 55 000 spectateurs annuellement.

Aller chercher l’appui des autres municipalités est l’un des nombreux défis que devra relever Claudéric Provost. Un aspect dans lequel, il n’y a jamais eu d’ouverture. Il devra également donner sa couleur au style de gestion de Valspec. Les choses sont bien entamées pour celui qui souhaite rompre avec le style de Jean-Pierre Leduc, afin de privilégier la collégialité.

« Dans l’ancienne structure, le travail se faisait en silo. J’ai envie de travailler plus ouvertement et d’impliquer davantage chaque membre de l’équipe. Chacun est prêt à en donner plus. Ils sont fiers et contents de travailler pour Valspec. Il faut juste les faire travailler avec une vision plus rassembleuse », conclut Claudéric Provost.

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