Une oeuvre pour accueillir les citoyens de Rigaud

Le vendredi 29 septembre, la Ville de Rigaud a dévoilé l’œuvre qui trône dans le hall d’entrée du nouvel hôtel de ville, une création signée Richard Caplette et Daniel Guindon. Cette œuvre, baptisée Le Grand Quai, se veut une synthèse du temps passé, présent et à venir autour d’une horloge qui marque le temps d’une nouvelle ère de l’histoire de la communauté rigaudienne.

Le Conseil des arts de Vaudreuil-Soulanges ainsi que la Fondation André Daoust (Comité de jumelage avec Courseulles-sur-Mer) ont été d’importants partenaires tout au long de la réalisation de ce projet. Les quais sont des lieux d’ancrage et de partage: quai maritime, quai ferroviaire, quai de métro, quai d’embarquement de passagers et de marchandises. Ce sont des lieux de communication et de rassemblement où les gens pêchent, travaillent, voyagent, attendent et où ils se rencontrent parfois pour jaser de pluie et de beau temps.
L’horloge publique ne tire-t-elle pas son origine du tableau des arrivées et des départs dans les gares où l’affichage de l’heure juste et précise était essentiel aux voyageurs? À travers le temps et les époques, l’horloge publique nous rappelle la transmission de la vie, de génération en génération.

La démarche

À l’automne 2016, dans le contexte de la construction du nouvel hôtel de ville, la Ville de Rigaud lançait un appel de projets en médiation culturelle s’adressant aux artistes de la région dans le but de participer à la création d’une horloge fonctionnelle qui sera installée à l’intérieur du bâtiment, près de la réception. Le projet devait être rassembleur et identitaire à la communauté. Au total, quatre artistes ont soumis des propositions. Le projet retenu constituait un élément décoratif très intéressant en plus de répondre aux grands principes de développement durable, élément important pour la Ville.
Ainsi, la médiation culturelle s’est réalisée, dans un premier temps, par des ateliers de dessins et de rédaction de textes, le tout organisé par monsieur Caplette auprès des enfants de 4e année de l’école de l’Épervière, ainsi que des groupes d’élèves du primaire du collège Bourget. Des dessins ont également été reçus de l’école élémentaire Gilbert-Boulanger de Courseulles-sur-Mer. De plus, plusieurs autres acteurs ont contribué à leur façon: Le Cercle de fermières de Rigaud a fourni des photos de travaux exécutés par le regroupement; L’Union des producteurs agricoles (UPA) a fourni des semences qui ont été mises dans de petites bouteilles; 4 jeunes de la Maison des jeunes de Rigaud ont également participé à un atelier de dessins; Des employés et des élus ont réalisé des dessins et écrit de petites pensées pour la section bouteilles à la mer de l’œuvre.
De plus, quatre congrégations religieuses, présentes à Rigaud depuis 1850, ont participé au volet Les reliquaires en fournissant une médaille représentative de leurs communautés, encastrée à même la sculpture, au bas de l’œuvre. Les frères et les sœurs ont également rédigé de petits mots pour le volet Les bouteilles à la mer. Plusieurs des dessins réalisés par les enfants, les employés et les élus ont été transférés sur les lattes de bois de l’œuvre. Les logos de plusieurs organismes ont été également ajoutés sur l’œuvre par le processus de transfert d’image.

Concept du projet

L’idée de départ du projet était de représenter un nid pour la richesse de la faune aviaire de Rigaud qui compte plus de 247 espèces d’oiseaux. Les trois formes circulaires symbolisent des nids, espaces de nidification pour les espèces naturelles, pour la communauté et pour les familles. Les trois formes circulaires qui représentent des nids d’oiseaux évoquent aussi bien les coupes topographiques du sommet du mont Rigaud que l’aspect concentrique des ronds dans l’eau. Pour en voir les détails et les apprécier, rendez-vous au 106, rue St-Viateur.

À propos de l'auteur

Myriam Delisle

Journaliste

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