Une ascension signée Émile Bilodeau

Photo LePetitRusse

Âgé de 21 ans, le musicien voit sa carrière prendre son envol à la vitesse grand V. Charismatique, désinvolte et passionné, le jeune homme au parler volubile a récemment mis la main sur un Félix lors du dernier gala de l’ADISQ, un an après la sortie de son premier album. Le phénomène fera salle comble le 14 décembre au Cabaret d’Albert.

Comment vis-tu ton succès, ton ascension a été plutôt rapide!

C’est assez merveilleux, mais faut savoir que j’ai commencé à l’âge de 16 ans, ça fait quand même cinq ans. J’ai commencé à faire des bars, j’étais seul…j’affrontais des salles qui ne me connaissaient pas, mais j’ai persisté.

Comment réagissent tes parents ? Mes parents ont été très présents dans ma démarche. Je leur suis très reconnaissant, car ils m’ont toujours soutenu dans ma démarche. Ils m’ont toujours encouragé.

Est-ce que ta vie a bien changé depuis la sortie de ton premier album?

Ma vie personnelle n’a pas changé, c’est cliché, je suis resté le bon vieux Émile. Par contre ma vie professionnelle a évolué. J’ai mis un terme à mes études pour profiter de la vague au maximum. Je suis sur un autre beat, ce n’est plus de 8 h à 15 h… C’est tout le temps nouveau, c’est un style de vie que j’aime beaucoup parce qu’il n’y a rien de quotidien. En fait, j’ai toujours un axe différent quand j’attaque une soirée. C’est le fun parce que moi j’ai toujours voulu faire de l’improvisation théâtrale dans la vie.

La prochaine étape, c’est l’Europe! Comment anticipes-tu ce voyage?

On a déjà fait une tournée d’un mois et demi avec Caroline Savoie, ça a été formidable de faire 25 places, de la Belgique à la France. Les gens sont fascinés par la culture québécoise, alors je suis dans les critères de la découverte de la musique du Québec. Les Français aiment ça se faire dépayser par ma musique, mon joual, mon débit et un peu ma folie.

Crois-tu pouvoir t’y inspirer pour l’écriture de nouvelles chansons?

En une semaine ce sera un peu plus difficile… comme dit mon gars de son, je ramasse tout le temps du data, je suis très observateur.

Parle-moi un peu de ton album. De quoi es-tu le plus fier?

C’est sa nomination à l’ADISQ album Folk. Le fait d’avoir été nominé pour l’ensemble de l’œuvre. C’est le fun que les gens aient reconnu ce travail-là, intimiste versus joué gros. Ce que j’aime beaucoup de cet album-là c’est qu’il dit beaucoup de choses sur la société. Je trouve que c’est un album fidèle à son temps parce que dans l’actualité on voit le concept de se tenir ensemble pour dénoncer… Moi pourvoir dire mon opinion sur les États-Unis, le port d’arme, la société de divertissement, les empires… de pouvoir dire j’en ai plein mon casque, je trouve ça cool. Les gens ont la facilité de pouvoir se reconnaître dans l’album et je trouve ça touchant.

Tant mieux si la roue tourne et c’est mon tour maintenant de passer le flambeau de la culture francophone du Québec parce que c’est important.

Et le spectacle, à quoi est-ce que le public peut s’attendre?

On a trois musiciens. Sarah Dion, c’est un peu le clou du spectacle elle a un talent immense. On a un bassiste, le doyen du groupe, qui a 27 ans, et un claviériste d’origine belge, Nathan, il est un peu comme Mick Jagger, il a ses pas de danse à lui… Et des chansons accompagnées d’une candeur authentique. Un spectacle qui a su gagner sa place, se démarquer des autres.

Tu auras une pause au temps des Fêtes, comment ça se passe chez toi, Noël?

On s’en va fêter Noël chez ma famille, celle de ma blonde et après on s’en va à Berlin pour le Nouvel An… Une semaine en Allemagne, après on décante un peu. Après ça on va passer deux semaines en Pologne. Et il y aura un spectacle là-dedans, en France. Alors ce sera un bon mois et demi en Europe, mixer vacances et travail pour finalement repartir au Québec et continuer la tournée.

 

À propos de l'auteur

Myriam Delisle

Journaliste

Vous aimerez également

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *