Un entrée remarquée pour Aliocha

Né dans une famille d’artistes, Aliocha a naturellement fait son chemin dans le showbusiness, d’abord en tant qu’acteur, puis, plus récemment, comme auteur-compositeur-interprète. 

S’il chante depuis qu’il a dix ans, et a commencé à écrire à 15 ans, le jeune homme de 24 ans vient à peine de faire son entrée dans le monde de la musique. Il a lancé son premier album, Eleven songs, en juin dernier.
Au fil de toutes ces années à écrire, son répertoire a pris de l’ampleur. L’élément déclencheur qui l’a poussé à enregistrer a un nom, et c’en est un très connu au Québec: un dénommé Jean Leloup. Cette légende de la musique a pris sous son aile le jeune homme qui n’avait alors aucune expérience dans le domaine.

Au bon endroit au bon moment

Déterminante pour la carrière du jeune musicien, la rencontre des deux passionnés de musique s’est avérée anodine, mais certainement pas le fruit du hasard.
Aliocha l’avait aperçu dans un café et l’a approché, lui confiant être un chanteur lui aussi. Contre toute attente, Jean Leloup l’a invité, le soir-même, à le suivre en studio pour y enregistrer une chanson. «Pendant un mois il m’a fait jouer avec des musiciens et m’a énormément aidé», explique celui qui rêve de jouer avec Bob Dylan.
Il se souvient d’un jour, où les passionnés de musique se sont retrouvés sur la terrasse du chanteur excentrique, et celui-ci a pointé du doigt la direction qu’ils devaient emprunter pour trouver le son de guitare de son protégé.
« Il y avait quelque chose d’ésotérique là-dedans, rigole le jeune homme. J’avais 17 ans je capotais, je me suis dit, oui, on marche vers mon son de guitare. »
Quelque temps plus tard, Aliocha Schneider signait avec la bannière de renom Audiogram, laquelle lui a permis de voyayer d’un continent à l’autre pour collaborer avec de grands noms de la musique. Après quelques essais et erreurs, il a trouvé son propre son. « J’avais très peur de me retrouver avec des arrangeurs qui allaient faire quelque chose de formatté pour la radio et qui n’allait pas être proche de moi. Je trouve que l’album est honnête et c’est ce que j’avais envie de faire. »

Des années d’expérience

À la maison où il a grandi dans Outremont, avec ses quatre frères, la musique occupait une place de choix. «Je jouais de la guitare dans ma chambre, mon grand frère Volodia jouait de la batterie au sous-sol, il y avait le piano dans le salon…» Cela lui a permis de demander l’avis de ses frangins de temps à autre, des échanges de création qu’il chérit toujours. «Et c’est encore le cas, parce que je suis en tournée avec Volodia, c’est lui qui joue de la batterie sur mon show.»
Son enfance bercée par les Beatles, Simon and Garfunkel ainsi que Robbie Williams, son inspiration provient davantage de Bob Dylan et de Portishead.
Ainsi, Eleven songs se veut un amalgame de textes de cette période charnière qu’est l’adolescence et l’entrée dans le monde adulte. «Au final cet album-là couvre cette période de 16 à 21 ans qui est un «coming of age», il y a les premiers amours, une certaine révolte…»
Et ces merveilleuses paroles sont rendues sur des musiques tantôt folk, tantôt rock.

Pause du jeu

Connu pour ses rôles dans les téléséries Tactik, Les jeunes loups, Les Parent et Yamaska, on a également pu voir Aliocha Schneider au grand écran dans La dernière fugue, de Léa Pool et Le journal d’Aurélie Laflamme, pour ne nommer que ces titres.
Le public devra toutefois attendre quelques mois avant de revoir le comédien à l’écran, puisque celui-ci consacre son temps à ses spectacles, qui occupent une grande place dans la récente carrière musicale de cet artiste polyvalent. «J’adore jouer puis je veux continuer à le faire, mais pour le moment, j’ai du refuser quelques projets qui m’intéressaient pourtant, mais c’est compliqué avec les horaires», conclut le jeune homme aux multiples talents.

À propos de l'auteur

Myriam Delisle

Journaliste

Vous aimerez également

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *