Quand l’art se mêle à la physique

 La photographie Tension Superficielle a permis à Richard Germain de rafler la première place au concours Art de la physique 2013.
La photographie Tension Superficielle a permis à Richard Germain de rafler la première place au concours Art de la physique 2013.

Concours scientifique de photographie

En juin, le Vaudreuil-Soulangeois Richard Germain s’est illustré à l’échelle internationale en remportant la première place du concours Art de la Physique 2013 de l’Association canadienne des physiciens.

Depuis 1992, l’Association canadienne des physiciens tient son concours annuel Art de la Physique, dont l’objectif est de stimuler l’intérêt de la population pour les images captivantes liées à la physique. Le défi est de photographier un phénomène physique inhabituel d’une grande beauté sans avoir recours à un logiciel de traitement d’image.

La photo qui a valu la première place du concours à Richard Germain, Tension Superficielle, a exigé de l’artiste plus de six mois de réflexion et de conception à temps perdu afin qu’il parvienne à un résultat satisfaisant.

Richard Germain a voulu explorer le thème de la tension superficielle de l’eau. Les molécules de l’eau s’attirent mutuellement, en bonne partie à cause de leur polarité. Les molécules d’eau se trouvant à l’interface eau-air, ne subissant pas l’interaction d’autres molécules d’eau au-dessus d’elles, exerceront des forces de contraction qui génèrent une tension à la surface du liquide. Ceci aura tendance à minimiser l’aire de l’interface, lui permettant de résister à une force externe et de supporter des objets plus denses que le liquide. Ce phénomène de tension superficielle est couramment observé chez certains insectes, telles les « patineuses ».

Dans la photographie, une épingle a été délicatement déposée à la surface d’un bassin d’eau, l’eau étant froide pour maximiser sa tension superficielle. La seule source d’éclairage consistait en une table lumineuse sur laquelle avait été collé un réseau d’obstacles carrés et opaques. L’image de cette source produite par réflexion spéculaire sur l’eau devrait présenter un quadrillage lumineux régulier, mais la force exercée par l’épingle sur la surface de l’eau rend cette dernière convexe. En résulte donc une image virtuelle rétrécie et déformée du quadrillage lumineux.

Par ailleurs, Richard Germain avait également obtenu la première place du concours en 2001. Depuis les débuts de la compétition, en 1992, le photographe, qui enseigne les sciences à l’école secondaire de la Cité-des-Jeunes, a été le seul à mériter cette place à plus d’une reprise.

« La physique est une méthode, un outil d’interrogation et d’interprétation de la Nature avec un grand N. Plus on comprend la physique, plus elle est une source de fascination et d’émerveillement. Elle dévoile les subtilités du monde dans lequel on vit, les étranges interactions qui s’y produisent », a précisé Richard Germain à propos de sa fascination pour la science.

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