Le risque assumé de Pierre Hébert

Le goût du risque roule depuis février de cette année. Depuis, les critiques lui envoient des fleurs, dressant un portrait des plus flatteurs de ce deuxième spectacle solo. 

Pierre Hébert ne regrette aucunement l’abandon de son doctorat en psychologie. Surtout pas maintenant qu’il vit de sa passion, l’humour. Ce risque en a fait sourciller plusieurs en 2003, on peut s’y attendre, mais le principal intéressé a plutôt senti une nouvelle liberté dès les premiers instants suivant sa prise de décision.
« La première année que j’ai fait de l’humour, j’ai fait 6000 $, mais jamais je n’avais été heureux comme ça », se souvient-il. Encore aujourd’hui, il avoue retrouver ce bonheur dans son métier.
Ainsi, son deuxième spectacle solo traite de risques, sous toutes ses formes. Il s’agit aussi un peu d’un message qu’il souhaite passer à ses enfants, et au grand public.

« Tout ce qui me rend heureux dans ma vie provient d’un risque que ce soit mon mariage, mes enfants, ma carrière, ma maison. On dirait que quand tu te pitches dans le vide, c’est là que ça t’apporte le plus grand bonheur. »

Et cette théorie s’applique aussi dans l’éducation de sa progéniture, qu’il encourage à se relever après être tombé, à parler à des nouveaux gens, à essayer de nouvelles choses…
Toutefois, le papa de jeunes enfants, dont un nouveau-né, jongle entre ce précieux conseil et son instinct paternel : « Je suis très papa poule. Si ma fille joue au parc et un enfant la fait tomber, là je deviens Hulk. Ça m’enrage, ça vient me chercher. J’aurais tendance à vouloir les mettre dans une bulle de verre, mais il ne faut pas », confie l’humoriste.

Un cœur d’enfant

En plus de fraterniser avec ses mini humains dès qu’il en a l’occasion, Pierre Hébert a longtemps consacré une partie de sa carrière à divertir un jeune public grâce à Vrak La vie. Pour être plus précis, l’émission diffusée sur les ondes de VRAK aura duré six saisons. Et puisque les adeptes en redemandent, un projet de film a été déposé à la SODEC en janvier.
À la base, l’émission ne devait durer que cinq saisons, pour couvrir la durée du passage au secondaire. À la fin, le diffuseur a proposé une saison supplémentaire. « Moi ma crainte était de faire une saison de trop, tu sais la saison que les gens font, Ah! elle est moins bonne… » Il en a d’abord discuté avec les autres comédiens, Philippe Laprise, Marie-Soleil Dion et Marie-Claude St-Laurent, qui ont tous embarqué. « Parce que le noyau de Vrak La vie, c’est vraiment les quatre comédiens », explique le créateur de l’émission. Ainsi, le quatuor a entamé sa 6e saison, sachant qu’il s’agissait de la dernière, et a pu savourer chaque moment. Ils ont pu travailler sur divers projets depuis, et quelques années plus tard, souhaitent la concrétisation du film.

Un gars accessible

Après son spectacle du 20 mai à la salle Abert-Dumouchel de Salaberry-de-Valleyfield, l’humoriste à la bonne humeur contagieuse accueillera son public avec grand plaisir. Prises de photos et discussion avec les spectateurs sont au programme.

À propos de l'auteur

Myriam Delisle

Journaliste

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