Le folk de Ian Kelly chez VSOUL

Le 25 mars, au théâtre Paul-Émile-Meloche, sera l’une des dernières chances de voir Ian Kelly sur scène avec son spectacle découlant de son album SuperFolk, sorti il y a un an et comprenant le succès radio Montréal. Après? Celui qui célébrera son 38e anniversaire le 30 mars se consacrera à d’autres projets, dont celui de la musique du prochain film de Marc-André Lavoie, qu’il travaillera dans son studio à la maison où il peut même se rendre sans mettre de chaussettes. Entrevue avec celui qui a la tête remplie de musique et de projets.

Un an après la sortie de l’album quel est votre bilan de cette année?

Honnêtement, je suis content de la réaction, mais c’est difficile de mesurer le succès de quelque chose ces temps-ci. On consomme de plein de façons. Avant, on disait j’ai vendu cette quantité d’albums, je suis content ou c’est décevant. Maintenant, ce n’est pas comme ça que ça marche. Je ne peux pas me plaindre. Je suis le premier surpris, avec toute l’offre qu’il y a, du monde qui se déplace pour assister à mon spectacle. Moi aussi j’ai Netflix, un sofa confortable et trois enfants : ça m’épate et ça me touche de voir les gens à mes concerts.

Vous avez offert dernièrement un vidéoclip 360, pourriez-vous faire des shows en réalité virtuelle au lieu de faire une tournée?

Quand le fermier qui m’apporte mon panier bio m’a parlé du radis melon d’eau, je voulais l’essayer parce que c’est nouveau. C’est un peu la même chose. Je trouve ça important de goûter à quelque chose et d’essayer, mais je pense que c’est le contraire de ce qu’on a besoin en ce moment. On s’isole assez qu’on a besoin de plus de rapports humains. On a besoin de sortir dehors, de se rassembler, de se voir, de se toucher et de se sentir.

La musique permet de communiquer, de se voir, de se rassembler?

Absolument et dans n’importe quelle langue. La musique est universelle. Je démarre un festival à Morin Heights l’été prochain pour ça, pour rassembler la communauté. C’est une municipalité très bilingue ici, la Ville m’aide pour organiser un événement pour rassembler les deux solitudes ici. L’idée est de faire partie de quelque chose. Je pense que le festival va s’appeler SuperFolk Morin Heights.

Une chanson d’amour à Morin Heights, comme vous l’avez fait à Montréal, ça se peut?

Je ne sais pas si c’est vraiment une chanson d’amour à Montréal que j’ai écrite. Je ne comprends pas trop la fierté d’être Montréalais, Québécois ou Canadien. Je ne suis pas fier d’être Montréalais, mais je suis Montréalais et je vais toujours l’être. Ça fait partie de qui je suis et c’est super important dans ma vie. Si je peux écrire une chanson sur une araignée qui descend le long du mur, je peux écrire une chanson sur la ville d’où je viens et qui a été le décor de mes trente premières années de vie.

Allez-vous offrir l’enregistrement du spectacle à Vaudreuil-Dorion?

On enregistre chaque spectacle qu’on fait. Les gens peuvent repartir avec un enregistrement du spectacle auquel ils ont assisté sur une clé USB. L’idée vient d’une tournée que j’ai faite avec Joseph Arthur. Lui, il faisait ça sur CD. J’ai trouvé ça intéressant. Depuis que je suis producteur de mon propre spectacle, je peux le faire. On fait la version de luxe : on a tout l’équipement et l’on fait un beau mixte juste pour ça. J’ai fait faire de belles clés USB en bois avec mon nom dessus.

 

La semaine dernière, Ian Kelly sortait un EP de chansons remixées de son album SuperFolk, lancé il y a un an. Pour se procurer des billets pour son spectacle au théâtre Paul-Émile-Meloche, on visite le site Internet www.vsoul.ca.

 

 

 

 

 

 

 

 

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