L’ami d’Elvis à Vaudreuil-Dorion

Joe Esposito et Tony Gattillo étaient au Party Surprise de Vaudreuil-Dorion et à la Boutique du Dollar de L’Île-Perrot les 21 et 22 juin afin de rencontrer le public et signer des autographes. (Photo Myriam Delisle)
Joe Esposito et Tony Gattillo étaient au Party Surprise de Vaudreuil-Dorion et à la Boutique du Dollar de L’Île-Perrot les 21 et 22 juin afin de rencontrer le public et signer des autographes. (Photo Myriam Delisle)

Joe Esposito accorde une rare entrevue

Dans le cadre du passage de son protégé dans la région, Joe Esposito, ancien bras droit et grand ami d’Elvis Presley, a pris part à deux rencontres avec le public, signant des autographes et discutant de son vieil ami.

Pour une rare fois où il a mis les pieds au Québec, l’ancien confident du King a découvert Vaudreuil-Dorion. Il était accompagné de Tony Gattillo, la voix vivante d’Elvis, dont il gère la carrière à l’extérieur du Québec. Selon lui, le spectacle de Tony, My Way, est un hommage et non une forme d’imitation. Il aurait donc choisi d’épauler le chanteur québécois pour cette raison.

Tony Gattillo
Tony Gattillo

Témoin de la vie d’Elvis

Alors que plusieurs histoires circulent depuis de nombreuses années au sujet du King, Joe Esposito, lui, a la vraie version des faits. « Plusieurs inventent des histoires et affirment l’avoir connu alors que ce n’est pas vrai », précise-t-il. Joe a vécu à Graceland avec la famille Presley et entretient encore aujourd’hui des liens avec Priscilla et Lisa-Marie. Il était au mariage d’Elvis et le jour où il a été trouvé sans vie. En se remémorant ce souvenir douloureux, son regard s’intensifie. « J’ai essayé de le réanimer, je n’arrivais pas à lui ouvrir la bouche, dit-il. Je savais au fond de moi qu’il était déjà parti. » Encore ému par la perte de son ami, il a aussi décrit ses moments avec le légendaire chanteur. Il a d’ailleurs tenu à souligner la grande générosité du roi du rock’n’roll, ce que la majorité des gens ignorent. « Il aimait les gens, il aimait leur donner des choses. Parce qu’il était pauvre dans son enfance, il voulait redistribuer de sa richesse une fois devenu célèbre. » Joe a raconté qu’Elvis n’hésitait pas à donner des bijoux et des guitares à des étrangers. L’ancien gérant se souvient même d’un jour où son ami a offert une voiture à une dame. Rien de tout cela ne se faisait en présence des médias, donc il le faisait vraiment pour les bonnes raisons, selon lui.

Celui qui a ensuite géré la carrière de Karen Carpenter, John Denver, Michael Jackson et des Bee Gees dit qu’il n’y avait qu’un Elvis.

« Il dégageait une aura particulière. Lorsqu’il entrait dans une pièce, c’était comme si les gens ressentaient son énergie. Ils se tournaient pour le regarder. Il n’y a jamais eu quelqu’un comme lui depuis. »

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Myriam Delisle

Journaliste

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