Jean-Michel Anctil: En route vers une soirée parfaite

Après une longue période de rodage, Jean-Michel Anctil a fait sa rentrée montréalaise le 23 mars dernier. L’humoriste, qui ajoute déjà des supplémentaires dans certaines villes, passera à la salle Albert-Dumouchel, les 12 et 13 mai.

Les commentaires positifs des spectateurs sur sa page Facebook et le bouche-à-oreille sont sans contredit la meilleure pub pour ce spectacle où l’humoriste fait la preuve de son talent et de son expérience. Le chiffre 4, intégré au nom de Jean-Michel  Anctil sur l’affiche de son nouveau spectacle, n’est pas une faute de frappe. L’idée était de rappeler que c’est son quatrième one-man-show en carrière. Après plusieurs projets télévisuels et cinématographiques, l’humoriste est heureux de remonter sur scène avec un nouveau show rejoignant autant les adolescents que les personnes âgées.

 

Ce nouveau spectacle, il parle de vous?

La plupart des numéros partent de moi, en effet. Ce sont des choses qui sont arrivées, que j’ai vécues ou qui me dérangent. On commence le spectacle en parlant de moments parfaits, des petits moments qui, une fois qu’ils sont passés, on réalise qu’on était bien à ce moment-là. Après j’enchaîne en parlant de saboteur de moments parfaits et que parfois on se les sabote soi-même. Je raconte comment je peux être un bon saboteur de moments parfaits et comment je peux me mettre dans le trouble. Je parle aussi de mes défauts. Les personnages de Râteau et de Priscilla reviennent, mais sans les costumes, ce qui me permet de ne pas briser mon histoire.

 

Ce spectacle est-il stressant ou ce n’est que du plaisir?

Le plaisir est au rendez-vous. Le fait de faire le spectacle sans entracte, de faire une longue histoire, ça ajoute au plaisir. Je n’ai pas à repartir la machine après l’entracte. Ça, j’aime ça. Je pense que le public préfère cela aussi. Le spectacle est à 20 h et à 22 h c’est terminé. C’est plaisant.

 

Que la mise en scène soit assurée par votre frère vous a-t-il mis en confiance ?

Dominic me connaît bien. Il est capable de me sortir de ma zone de confort et de me faire travailler des choses que je n’aime pas, comme répéter devant deux personnes qui prennent des notes et qui me dirigent. Mais, je vois que tout le travail fait, ça rapporte sur scène. Cela a été très prolifique pour moi de faire cela. C’est vraiment un retour à la base, comme aller casser des numéros dans des soirées d’humour. Quand j’ai enchaîné tous les numéros, ils avaient presque tous été faits déjà. J’avais une bonne idée des endroits où ça allait rire. Comme je maîtrisais les textes, cela me permettait d’improviser un peu.

 

Y a-t-il eu des petits moments parfaits pendant le rodage ou la tournée?

Il y a des moments où je jase avec le public et où j’improvise. Il y a toujours de belles surprises dans ce moment-là. Pour moi, cela fait en sorte que c’est magique. Ce ne sont pas des choses que tu peux prévoir. Chaque soir, ce sont de bons moments où je m’amuse beaucoup et le public aussi. Il y a aussi les numéros où je sais qu’il va y avoir une réaction et que le rire va être au rendez-vous. Comme dans le numéro avec Râteau. Pour moi, c’est un moment parfait parce que c’est là où je lâche mon fou, sans compter que le personnage est attendu.

 

Vous cachez des billets dans chacune des villes que vous visitez. D’où vient cette idée?

Ça vient de Pokemon Go. Quand j’ai vu la folie des gens qui cherchaient des bonshommes qui n’existent pas avec leur téléphone. Je me suis dit tant qu’à chercher, il vaut mieux chercher quelque chose de vrai. Je prends une photo assez vague de l’endroit où je cache les billets, mais ce n’est jamais assez vague, parce qu’en moins d’une heure les gens les trouvent. Je vais le faire aussi à Salaberry-de-Valleyfield.

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