Exposition: Quand les industries participent à la guerre

Le MUSO vient d’inaugurer Les industries de l’effort de guerre à Salaberry-de-Valleyfield, une toute nouvelle exposition mettant de l’avant le dynamisme des industries locales ayant joué un rôle important lors de la Deuxième Guerre mondiale.

La commissaire d’exposition et historienne, Lucie Bettez, ainsi que le responsable des expositions, Mathieu Tremblay, ont constitué une exposition comprenant de nombreux panneaux explicatifs, des photos, quelques objets et deux films documentaires permettant de comprendre ce qu’était l’effort de guerre. Tout au long de la guerre, le Canada a fourni du matériel, des soldats et des denrées. C’est ce qui était appelé l’effort de guerre. Tout le monde devait y participer, le gouvernement, les propriétaires de compagnies, les soldats, les civils, les travailleurs, les femmes et même les enfants.

Ville championne

« On a découvert que Valleyfield a été une ville très active, même au niveau canadien. Que l’on pense à la campagne des bons de la victoire qui ont été très médiatisés dans les industries. Valleyfield était dans les 10 ou 20 villes canadiennes qui ont été très importantes », raconte Mathieu Tremblay, ajoutant que la ville dépassait souvent les objectifs fixés lors des neuf campagnes de souscription, dont le but était toujours d’aider les alliés à vaincre les ennemis.

Les visiteurs pourront aussi approfondir l’aspect du rationnement. Tout était rationné et tout était récupéré. On pouvait même faire des couvertures avec des sacs de farine ou des poches de sucres rapiécés. Si les robes ont raccourci et que les vêtements sont devenus plus ajustés, c’était pour économiser le tissu et non seulement une tendance de la mode. « Les carnets de rationnement c’étaient pour la nourriture. Les jetons étaient pour la viande. Il fallait respecter les procédures. Tu allais chez le marchand et tu échangeais tes coupons pour ta ration », explique Mathieu Tremblay, montrant ces objets dans l’exposition.

Histoire en images

Les photos sont nombreuses dans l’exposition, entre autres, pour démontrer la réalité industrielle. L’exposition parle de cinq industries campivallensiennes : Montreal Cotton, Canadian Bronze Works, Valleyfield Silk Mills, Nichols Chemical Co Ltd et Defence Industrie Ltd (D.I.L.). Cette dernière, une usine de munitions et d’explosifs, avait été construite expressément pour les besoins de la guerre. Inaugurée en 1941, la D.I.L. engageait l’année suivante 3500 personnes au plus fort de sa production.

« Tu n’avais pas le droit de quitter ton emploi. Ton boss ne pouvait pas te remercier ou engager qui il voulait. On mettait les gens qui avaient des capacités particulières à certains endroits. Il y avait le service national où tout le monde allait s’inscrire. Ceux qui avaient des métiers jugés non essentiels, comme les barbiers, le gouvernement pouvait les placer où il voulait », relate Lucie Bettez lors de la visite de l’exposition. Les anecdotes sont particulièrement nombreuses concernant la réalité des industries.

Les visiteurs pourront découvrir de nombreux faits intéressants en visitant Les industries de l’effort de guerre à Salaberry-de-Valleyfield et en visionnant les deux films documentaires Danger, explosifs! ainsi que Au poste pour ta défense. Ceux qui souhaiteraient compléter leur expérience pourront partir sur les traces de ces usines et des quartiers d’ouvriers spécialement construits pour l’industrie militaire en téléchargeant la carte du circuit automobile préparée par le MUSO ou en s’en procurant une au musée.

Renseignements : www.muso.com ou 450 370-4855.

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